Le MRAX, c’est la Carolo!

Communiqué de presse de l’Observatoire citoyen du MRAX

Après le plébiscite organisé par Radouane Bouhlal lors de l’Assemblée générale houleuse de ce 1er décembre, le MRAX est plus que jamais à la dérive.

Le MRAX, c’est La Carolo !

Comme hier certains socialistes de Charleroi, dans le logement social, Radouane Bouhlal veut continuer à gérer son association dans la plus grande opacité. Le huis-clos qu’il a imposé hier soir, empêchant la presse de faire son travail, est éloquent, à cet égard.

La gestion de La Carolo était un repoussoir pour le vrai combat socialiste. La gestion du MRAX est un repoussoir pour le vrai combat antiraciste.

L’Observatoire citoyen rappelle que de lourds soupçons pèsent sur l’actuel président du MRAX : soupçon d’utilisation non conforme des subsides alloués par la Communauté française ; soupçon de manipulation du fichier des membres ; soupçon d’irrégularité dans l’adhésion massive de nouveaux membres ; soupçon de complaisance envers certains membres au profil extrémiste (Nordine Saïdi, mais aussi l’organisateur des spectacles belges de Dieudonné) ; sans oublier les accusations portées à l’encontre du président du MRAX par une majorité des travailleurs de l’association.

Le président du MRAX a récolté, hier soir, le fruit de son noyautage du MRAX. Mais il a perdu un peu plus encore sa crédibilité. Comme hier, pour La Carolo, il est temps de siffler la fin de la récréation.

Pour l’Observatoire citoyen du MRAX
Claude DEMELENNE

Catégories :Un observatoire citoyen

Le MRAX expulse la presse de son AG avec la police

Ce lundi (01/12/09), une assemblée générale extraordinaire du MRAX (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie) s’est tenue dans une salle louée à la Maison des Femmes (29, rue Blanche à 1060 Bruxelles). Malgré une annonce publique et médiatique (Le Soir du 30/11/09), une forte polarisation des débats entre deux camps (pro et anti-Bouhlal) et 299 convocations envoyées aux membres (simples cotisants ou effectifs avec droit de vote), seules 64 personnes étaient présentes lors de cette AG et 25 procurations ont été déposées.

La soirée a débuté par un incident : plusieurs membres du Conseil d’administration (CA) ont exigé l’expulsion de la salle d’un journaliste indépendant (Mehmet Koksal, non membre du MRAX) en invoquant le fait qu’il n’était pas membre de l’association et qu’il ne pouvait dès lors assister aux débats sur base d’une interdiction prévue par la statuts.

(…)

Après cette expulsion, l’assemblée générale extraordinaire a pu enfin débuter mais il n’a matériellement pas été possible de recueillir les informations sur les débats de fond à cause de l’exclusion décidée. Sur base de certaines déclarations à la sortie, l’AG aurait facilement renouvelé la confiance à Radouane Bouhlal et son équipe par 64 voix pour/13 contre/7 abstentions. Ce dernier aurait par ailleurs annoncé son intention de ne plus se représenter à la présidence du MRAX en juin 2010 parce qu’il aurait “d’autres ambitions“. Enfin, une procédure de médiation serait lancée en vue de trouver un accord avec les permanents du MRAX (actuellement majoritairement hostiles au CA) afin de garantir la paix sociale au sein de l’asbl.

Mehmet Koksal 
Lire l’article entier sur Parlemento.com

Catégories :... à l'interne

Le système Bouhlal

Un rapport sur « les problèmes de gouvernance au MRAX », rédigé par l’ancienne direction licenciée, révèle le système mis en place par Radouane Bouhlal pour noyauter toute une organisation de travail et la mettre sous son contrôle personnel.
Ce texte, écrit très sobrement à première vue, démontre en réalité comment le président du MRAX a fini par paralyser toute l’organisation de travail pour la mettre à sa botte.

Télécharger ce rapport sur Sauvons le MRAX!

Catégories :... à l'interne Étiquettes :

Clash en vue au Mrax ?

Clash en vue au Mrax ?

Lors de l’AG de demain soir, convoquée en urgence par les partisans du bureau actuel, les 14 permanents du Mrax prendront la parole et dénonceront les « graves dysfonctionnements » en terme de gestion administrative, logistique et humaine. Ils sont soutenus par les syndicats (Setca-CNE). Les membres du conseil d’administration défendront, pour leur part, leur bilan et solliciteront un vote de confiance de la part de l’assemblée.

Lire l’article: Clash en vue au Mrax ?, Belga, LaLibre.be

Peut-on encore sauver le Mrax ?

Le Mrax (Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie) vit une crise sans précédent. Cette association, vieille de plus de soixante ans, qui fut le pilier de la lutte antiraciste en Belgique, a perdu sa légitimité aux yeux d’une part grandissante de la société civile. (…) Car si certaines attaques portées par quelques trublions de la politique sont clairement infondées, d’autres méritent toute notre attention.

  • Manque d’éthique et inadéquation avec les valeurs de l’antiracisme. Un mouvement antiraciste fort et légitime se doit d’être irréprochable sur le plan éthique. (…)
  • Déni de démocratie interne. Un mouvement antiraciste fort et légitime, se doit d’être un modèle de démocratie. (…)
  • Instrumentalisation de l’antiracisme et déclin du pluralisme. Un mouvement antiraciste fort et légitime, se doit d’être ouvert et pluraliste. Or la diversité interne du Mrax est clairement menacée. (…)

Peut-on encore sauver le Mrax ?

Ce mardi 1er décembre, une Assemblée générale extraordinaire a été convoquée à l’initiative de quelques membres favorables à l’actuel Conseil d’administration et à son président Radouane Bouhlal. Il y sera question de maintenir ou non à la tête du Mouvement le président et les quelques administrateurs qui n’ont pas démissionné. S’ils obtiennent la confiance de l’Assemblée, tout indique que le mode de gouvernance qu’ils ont adopté et que nous jugeons néfaste, sera maintenu. Le Mrax s’enfoncera plus encore dans la tourmente et perdra le peu de légitimité qui lui reste à l’extérieur.
Si, au contraire, une majorité de membres refusent, comme nous, de les soutenir davantage, un long travail de reconstruction, associant toutes les composantes du Mrax, pourra alors être entamé en vue de rétablir une vision positive, pluraliste et fédératrice de l’antiracisme. Gageons que l’unité l’emportera sur l’éclatement.

Lire la carte blanche publiée dans Le Soir et signée par une quinzaine de membres du MRAX qui sont ou ont été des militants actifs au Mrax : Abderrahmane Cherradi (ancien vice-président et ancien secrétaire général), Didier de Laveleye (ancien directeur), Thérèse Frankfort (membre), Pablo Isla Villar (membre), Jean-Marie Leconte (ancien trésorier et ancien coordinateur), Léon Liebmann (membre), Luc Malghem (ancien webmaster), Nicole Mayer (ancienne administratrice et ancienne administratrice déléguée), Bayna Mohcine (ancien juriste), Marco Paulsen (ancien animateur), Carlos Ramírez (ancien animateur), Erdem Resne (ancien attaché de presse), Michel Staszewski (ancien administrateur), Marie-Marth Van Keirsbilck (ancienne directrice adjointe), Boris Wastiau (membre).

AG du 1er décembre: Radouane Bouhlal organise un plébiscite

Communiqué de presse de l’Observatoire citoyen du MRAX

Assemblée générale du MRAX, ce 1er décembre :
RADOUANE BOUHLAL ORGANISE UN PLEBISCITE

Le Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX) organise, ce mardi 1er décembre, une Assemblée générale extraordinaire. Une telle AG ne peut avoir lieu qu’à la demande d’un cinquième des membres effectifs de l’association. Le président du MRAX, Radouane Bouhlal, a mobilisé ses partisans pour réunir ce quota.

L’intention de Radouane Bouhlal, confronté à une crise existentielle du MRAX, est de se faire (re)plébisciter à la tête de l’association, en obtenant un vote de confiance de l’Assemblée générale.

Il s’agit d’une fuite en avant : Radouane Bouhlal ne veut surtout pas attendre les résultats de l’enquête administrative sur la gestion du MRAX, ordonnée par la Ministre Fadila Laanan. Cette enquête pourrait mettre à jour un non respect des engagements contractuels du MRAX envers la Communauté française, son principal bailleur de fonds (environ 3 millions de subsides sur une période de cinq ans).

Le président du MRAX craint également de nouvelles révélations sur le profil extrémiste de certains cadres du MRAX. Nordine Saïdi, l’un de ses proches collaborateurs, qui « comprend sans nécessairement les justifier » les attentats terroristes, a été exclu du Bureau du MRAX pour avoir publié des textes antisémites sur son blog. Miloud Merzguioui, organisateur des spectacles de Dieudonné en Belgique, est membre de l’AG du MRAX…).

Des soupçons d’irrégularité pèsent sur l’organisation de l’Assemblée générale-plébiscite de ce 1er décembre. Cette AG est composée d’un nombre non négligeable de partisans de l’islam radical, dont beaucoup ont été recrutés en mai 2007. A l’époque, Radouane Bouhlal a fait approuver, en contournant les statuts du MRAX (*), une liste de 75 nouveaux membres effectifs (avec droit de vote immédiat à l’AG), souvent connus pour leur vision rigoriste de l’islam. Par cette adhésion massive, le nombre de membres effectifs du MRAX a soudainement augmenté de 50%.

Radouane Bouhlal compte récolter, ce 1er décembre, les fruits de cette opération de noyautage du MRAX. Il s’agit de conforter son pouvoir jusqu’en juin 2010, date de la fin de son second mandat présidentiel.

Pour l’Observatoire citoyen du MRAX, l’AG de ce 1er décembre permettra sans doute à Radouane Bouhlal de gagner quelques semaines. Elle ne lui rendra cependant pas l’autorité morale pour diriger une association devenue le symbole du communautarisme et de la mauvaise gestion.

Catégories :Un observatoire citoyen

Pourquoi je ne signerai pas la pétition demandant la démission de Radouane Bouhlal

22/11/2009 21 commentaires

Si je peux souhaiter la fin de l’ère Bouhlal, je ne peux en revanche pas me résigner à laisser le MRAX et la lutte antiraciste aux mains des Frères musulmans sans rien dire. Car le risque est bien là.

Je ne signerai pas la « pétition pour la démission du président du MRAX, Monsieur Radouane Bouhlal ». Pourtant, je partage l’inquiétude des initiateurs de ce texte, comme de nombreux autres démocrates, au demeurant. Il faut dire que les crises que traverse le MRAX actuellement ne peuvent laisser indifférents les antiracistes, quels qu’ils soient.

La crise interne, d’abord. Des grèves, des licenciements, des départs, une gestion chaotique, un management autoritaire… c’est sûr, le MRAX connaît d’importants problèmes de management. C’est le moins que l’on puisse dire. La crise de fond, ensuite. Avec les dérives communautaristes et différentialistes, maintes fois dénoncées, notamment par des militants et administrateurs historiques qui, pour la plupart, auront préféré quitter le navire pour le laisser chavirer au loin.

Ce qui précède suffit largement à légitimer le souhait de voir démissionner le président. Mais une question s’impose alors: que se passera-t-il quand R. Bouhlal sera mis en minorité et sera obligé de passer la main? À qui iront les rennes de notre principal mouvement de lutte contre les racismes? Ces questions trouveront nécessairement réponses dans les jeux de pouvoir internes à l’assemblée générale et, a fortiori, au sein des membres effectifs qui, seuls, élisent le conseil d’administration.

Et ces rapports de forces ne manquent pas d’inquiéter. Dès 2004, puis en 2007, R. Bouhlal s’est entouré de divers « compagnons de route » pour s’assurer une (ré)élection sans (trop d’)entraves. Parmi ces nouveaux compagnons: Nordine Saïdi et ses amis de la liste Egalité ou de son collectif Free Palestine. Son exclusion récente du bureau, pour avoir tenu ou relayé sur son blog des textes « glissant vers l’antisémitisme et le négationnisme », l’élimine plus que probablement et fort heureusement de cette future bataille interne.

Mais bataille, il y aura. Car, certes, R. Bouhlal a encore quelques supporters, mais sa position est fortement affaiblie suite à l’exclusion de N. Saïdi. Ses rangs, autrefois bien serrés, commencent à se fissurer. Au grand bonheur de ceux qui se verraient bien prendre sa place. Parmi ceux-ci, et même si l’on en parle peu, un nom semble tout de même se dégager: celui de Michaël Privot.

Ce nom n’évoque pas grand chose à la majorité d’entre nous. Et pourtant, il devrait. Car les vents lui étant devenus favorables, il se profile déjà comme candidat potentiel à la succession de la présidence. Et si je peux souhaiter la fin de l’ère Bouhlal, je ne peux en revanche pas me résigner à laisser le MRAX et la lutte antiraciste aux mains des Frères musulmans sans rien dire. Car le risque est bien là.

Michaël Privot n’est en effet pas seulement « tendance » Frères musulmans, il est Frère musulman, comme il l’annonce sans complexe courant 2008 dans une carte blanche publiée dans Le Soir et intitulée « Frères musulmans: l’heure du coming out! ». Ce jeune converti a le CV-type du « cadre » Frère musulman: intellectuel (il est islamologue et chercheur à l’ULg), il s’est aussi largement investi dans l’associatif et les ONG, notamment dans la lutte contre le racisme. Il est ainsi actuellement responsable Réseau et campagne au sein de l’ENAR, le Réseau européen contre le racisme. (Et, y a pas à dire, ça, ça doit aider à acquérir rapidement une certaine légitimité au sein du MRAX.) Avant cela, il a travaillé au sein du FEMYSO (Forum of European Muslim ans Youth Organisations), un organisme, issu des Frères musulmans, qui regroupe au niveau européen des organisations de jeunesse musulmane et dont le siège est situé à Bruxelles. Il y était responsable des Institutions européennes et des ONG (autant dire qu’il s’y connaît en matière de lobbying!), il en est maintenant membre du conseil d’administration. Jouant la carte de la proximité, Michaël Privot s’investit également dans la vie locale. Il est ainsi administrateur du CECIV (Centre éducatif et culturel islamique de Verviers), qui abrite la mosquée Assahaba, l’une des mosquées les plus grandes de Wallonie. Inaugurée, il y a quelques années seulement, cette mosquée s’est rapidement imposée et a rassemblé une large part de la communauté musulmane pratiquante de Verviers et ses environs. Le CECIV n’a pas eu de difficulté non plus à s’imposer auprès des autorités de la Ville comme un interlocuteur « de choix », porteur d’un message réformé de l’islam. Il faut dire que les différentes mosquées salafistes de la régions lui ont, de par leurs excès, facilité la tâche dans ce positionnement.

C’est ce jeune homme, au discours séduisant (1), que l’on risque de voir prendre la tête du MRAX aux prochaines élections internes. Je préfèrerais évidemment ne pas voir ce moment arriver. Mais ce n’est pas gagné. Les alliances ne sont plus ce qu’elles étaient. R. Bouhlal est affabli, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son mouvement. Beaucoup souhaiteraient sa tête. Mais peu s’interrogent sur l’ « après-Bouhlal ». Or, l’enjeu, il est là.

Voilà pourquoi je ne signerai donc pas cette pétition.

Sophie François

(1) Parlez-lui de laïcité (politique), parlez-lui d’égalité, son discours vous séduira. Entamez la discussion sur la mixité et, là, les divergences apparaîtront. Et en tant que progressiste, je ne peux me résoudre à m’assoir sur ce principe.

Catégories :Mais aussi... Étiquettes :

Comment le MRAX a été noyauté

19/11/2009 6 commentaires

Une typologie en quatre groupes de nouveaux adhérents du MRAX peut être établie : le cercle des inconditionnels de Bouhlal, celui des compagnons de route (extrême gauche, parti islamo-gauchiste Egalité…), la mouvance des Frères Musulmans (Ligue islamique interculturelle, Cercles des étudiants arabo-européens, quelques « convertis »…) et divers électrons libres (étudiants et chercheurs ULB, militants Ecolo et PTB…).

Au printemps 2007, la présidence de Radouane Bouhlal (en poste depuis 2004) est déjà contestée.
Pour sauver son poste, le président du MRAX organise un « putsch légal » : une opération de noyautage du MRAX par ses « nouveaux amis », dont beaucoup évoluent parmi la frange la plus radicale et/ou rigoriste de la communauté arabo-musulmane – marocaine en particulier – de Bruxelles.
L’opération se déroule en deux temps :

1. Une première Assemblée générale « extraordinaire » est organisée le 31 mai 2007. Lors de cette AG, une liste de 75 noms de nouveaux demandeurs d’adhésion est soumise par le Conseil d’administration aux membres effectifs (eux seuls ont le droit de vote) de cette assemblée. A la hussarde, le président du CA, Radouane Bouhlal, fait approuver cette liste. Remarque importante : ces 75 nouveaux membres ne deviennent pas seulement membres adhérents, mais directement membres effectifs (avec droit de vote). Par cette adhésion soudaine et massive, le nombre de membres effectifs du MRAX augmente de … 50%, sans débat ni analyse du profil de ces adhérents-surprise.

2. Une seconde Assemblée générale, « ordinaire » celle-là, a lieu une semaine plus tard, le 9 juin 2007. Elle désigne les membres du Conseil d’administration et conforte le pouvoir de Radouane Bouhlal. Les 75 nouveaux membres (dont la plupart ont payé leur première cotisation au MRAX… la semaine précédente) ont pu y participer et prendre part au vote, en violation de l’article 12 des statuts du MRAX qui précise : « Assemblée générale ordinaire et extraordinaire : (…) Tous les membres effectifs et adhérents en ordre de cotisation pour l’année civile précédant celle au cours de laquelle se tient l’assemblée générale ordinaire y sont convoqués ». Opération noyautage réussie pour Radouane Bouhlal.

Qui sont ces 75 nouveaux membres-surprise du MRAX ? En voici la liste :
1. Christophe DELANGHE – 2. Majid EL MOHOR – 3. Nadia BOUMAZOUGHE – 4. Mohcine BAYNA – 5. Placide KALISA – 6. Stéphane RUO – 7. Farida TAHAR – 9. Benayad SAID – 10. Jamal AHALLI – 11. Valérie KEYZER – 12. Najoua BATIS – 13. Karima ABDELLAOUI – 14. Omar BOUHJAR – 15. Abdeltif MOUIHSINE – 16. Barbara TRACHTE – 17. Delphine HEINE DONNARD – 18. Jeannine BENNINKA – 19. Gamila DAHRI – 20. Gérard NTASAMAJE – 21. Hicham HAMMAD – 22. Lahoussine ABOUAME – 23. Mohamed SAHILI – 24. Mohamed FATH ALLAH – 25. Luisa RAMO ABALO – 26. Fatima ZIBOUH – 27. Mourad BOUCIF – 28. Reduane AFAKI – 29. Vanessa BRICHAUT – 30. Samira BENSAOUD – 31. Jamal GARANDO – 32. Zakaria KASSEM OUALI – 33. Hicham ISNASSNI – 34. Adnane ISNASSNI – 35. Keltoum HAOUA – 36. Karim AMEZIANE – 37. Abelilah ESDAR – 38. Rachida ALJAMILI – 39. Tarik EL AROUD – 40. Isabelle PRAILE – 41. Michail PRIVOT – 42. Gina SANTIMARIA – 43. Abdel MOUSSADDAQ – 44. Ekram EL KABIR – 45. Emmanuelle DELOBBE – 46. Miloud MERZGUIOUI – 47. Moussa KORAÏCHI – 48. Hafida HAMMOUTI – 49. Najib CHAIRI – 50. Aïssa CHAIRI – 51. Housna LEMHAMDI ALAOUI – 52. Pierre BUXANT – 53. William VAN DUFFEL – 54. Fatima HAMYANI -55. Sandrine CORTEN – 56. Nathalie PREUDHOMME – 57. Abdullah MUHAMMAD – 58. Salima AZEROUAL – 59. Youssef ARCHICH – 60. Veronique LEFRANCQ – 61. Ibrahim ARKOUH – 62. Samira BENALLAL – 63. Jacqueline TONDEUR – 64. Jacques BORZYKOWSKI – 65. Johnny DE CRAWHEZ – 66. Farid EL MACHOUD – 67. Boris WASTIAU – 68. Didier DE LAVELEY – 69. Pablo ISLA VILLAR – 70. Azzeddine HAJJI – 71. Mabita MA MOLINGUJA – 72. Cedric TOLLEY – 73. Nouria OUALI – 74. Salmi AOUACH – 75. Micheline KEYSER

A l’époque, un blog « arabo-musulman » de Bruxelles commente ainsi la composition de cette liste : « Une écrasante majorité des nouveaux adhérents sont issus de la communauté arabo-musulmane et de la marocaine en particulier ». 45 des 75 nouveaux membres de dernière minute du MRAX sont « issus de la communauté arabo-musulmane ». Radouane Bouhlal a monté une opération de clientélisme cinq étoiles !

Le profil de ces 45 nouveaux membres du MRAX et des 30 autres, aide à mieux cerner l’entourage politico-religieux de Radouane Bouhlal. Sont présents dans cette liste :
– L’organisateur des derniers spectacles de Dieudonné en Belgique (Miloud Merzguioui)
– Des membres et des candidats du parti islamo-gauchiste « Egalité », dont Nordine Saïdi, la tête de liste au scrutin régional bruxellois de juin 2009, vient d’être exclu du Bureau du MRAX pour avoir publié des textes « glissant vers l’antisémitisme » sur son blog (Nadia Boumazoughe, Fatima Hamyani, Sandrine Corten, William Van Duffel)
– Plusieurs autres proches de Nordine Saïdi, militant notamment au sein du Mouvement Citoyen Palestine, dont il est l’animateur et qui est proche des thèses du Hamas (Nathalie Preudhomme, Benayad Said…)
– Des membres du Cercle des étudiants arabo-européens de l’ULB (relayant notamment les thèses communautaristes du mouvement français des « Indigènes de la République »), de la Ligue islamique interculturelle de Belgique et de Présence musulmane Belgique (Fatima Zibouh, Azzeddine Hajji, Keltoum Haoua, Gamila Dahri…)
– Quelques « convertis », dont Isabelle Praile, vice-présidente de l’Exécutif des Musulmans de Belgique, et Michaël Privot, figure connue des Frères Musulmans et admistrateur d’une mosquée verviétoise
– Des militants du PTB (Abdel Moussaddaq), d’Ecolo (Hicham Hammad, Barbara Tratche)…
– Des étudiants et chercheurs de l’ULB opposants à feu le chantier Valeurs et souvent proches des thèses de Tariq Ramadan.

Tous ces nouveaux venus au MRAX ne sont pas nécessairement des « proches » de Radouane Bouhlal, partageant sa ligne communautariste et « patriote marocaine ». Une analyse plus fine du profil des nouveaux adhérents accrédite l’hypothèse d’une instrumentalisation de Radouane Bouhlal par certains milieux proches des Frères Musulmans, adeptes de l’entrisme, notamment dans le MRAX.

Une typologie en quatre groupes de nouveaux adhérents du MRAX peut être établie : le cercle des inconditionnels de Bouhlal, celui des compagnons de route (extrême gauche, parti islamo-gauchiste Egalité…), la mouvance des Frères Musulmans (Ligue islamique interculturelle, Cercles des étudiants arabo-européens, quelques « convertis »…) et divers électrons libres (étudiants et chercheurs ULB, militants Ecolo et PTB…).

A l’analyse, le pluralisme revendiqué par le MRAX n’est plus qu’un leurre. Ou plutôt, il existe, mais il est d’un genre particulier. Le pluralisme du MRAX est interne à l’islam : islam pro-Maroc, islam pro-Frères Musulmans, islamo-gauchisme… Avec l’opération noyautage de 2007, le MRAX s’est transformé encore davantage en un syndicat communautariste regroupant différentes tendances de l’islam rigoriste.

Le constat est inquiétant. L’Assemblée générale du MRAX, organisée à la hâte par Radouane Bouhlal, le 2 décembre prochain, ne risque pas d’inverser la tendance. Au contraire, Bouhlal, fragilisé par sa gestion surréaliste, l’exaspération de sa base, et son image médiatique catastrophique, pourrait devoir lâcher du lest aux éléments les plus réactionnaires du MRAX. Totalement discrédité, le MRAX peut-il encore accentuer sa dérive ? Ce n’est, hélas, pas impossible.

Pour l’Observatoire citoyen du MRAX,
Sophie FRANCOIS
Claude DEMELENNE