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Archive for février 2006

Appel – Sauvons le MRAX!

@ Sauvons le MRAX!

Le Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie, est une référence historique importante dans le combat mené contre le racisme en Belgique.

La vigueur de l’extrême droite dans notre pays atteste que ce combat est loin d’être gagné. Force nous est aussi de constater la difficulté de poser un débat serein et prospectif sur des questions de racisme dans une cacophonie où l’anathème et le procès d’intention empêchent toute possibilité de réflexion de fond. Quant à la condition de nos concitoyens nouvellement arrivés, comme de celle des personnes d’origine subsaharienne ou des Roms, pour ne citer que ces deux populations, elles font, malgré des signaux extrêmement inquiétants, l’objet d’un silence assourdissant.

Plus globalement, les défis nouveaux posés par une mondialisation qui se décline également en tentations de repli identitaire et d’établissement de forteresses divisant l’humanité entre riches et pauvres sont des vecteurs virulents de contagion du racisme et de la xénophobie.

Dans ce corps à corps contre la peur ou la haine de l’Autre, chaque pas en retrait est un pas de trop. Aujourd’hui, c’est la perte de légitimité et de crédibilité d’un symbole important de la lutte antiraciste ainsi que la dislocation d’une association plus que jamais nécessaire que nous voulons empêcher.

En effet, la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie suppose d’une association et de ses militants d’avoir des valeurs et des principes forts et dénués de toute ambiguïté, comme elle exige des positions claires et cohérentes. C’est ce qui fonde sa crédibilité. Or aujourd’hui, le MRAX ne peut plus se prévaloir d’une position forte et sans ambiguïté. De même qu’il ne souffre aucune critique, tétanisé par la peur d’écorner l’image « idéalisée et figée » de l’association alors que le MRAX est devenu un lieu de polémiques stériles et de dissensions récurrentes entre les militants antiracistes.

La gestion du MRAX, unanimement dénoncée par le personnel dans ses courriers aux membres des 6 février et 16 mars 2006, s’est notamment traduite par le départ de plus de la moitié des employés et a conduit aux premières grèves de l’histoire de l’association. Ces départs ont des effets désastreux sur l’image du MRAX ainsi que des répercussions graves sur la continuité et l’efficacité de son action.

L’absence totale de transparence autour des positions controversées de plus en plus souvent prises par la direction actuelle pose problème pour nombre de membres, sympathisants et militants antiracistes.

Ainsi en est-il, entre autres exemples, du soutien répété par le MRAX, en la personne de son président, au pouvoir non démocratique marocain, causant ainsi un préjudice grave à la neutralité et à l’indépendance de l’association. Cette situation a d’ailleurs été clairement dénoncée par de nombreux démocrates belges et marocains (1).

Par ailleurs, des acteurs associatifs et politiques d’horizon divers peuvent attester du sabotage par le président du MRAX d’initiatives en faveur des migrants subsahariens particulièrement quand celles-ci sont susceptibles d’écorner l’image du pouvoir marocain (2).

Quelles que soient les analyses et les nuances apportées par les uns et les autres sur ces questions, il convient de constater que la légitimité de la présidence actuelle, du CA et de la direction du MRAX est sérieusement remise en cause. Cette situation à elle seule suffit à nous préoccuper au plus haut point.

Nous appelons donc les militants, les membres et les sympathisants du MRAX à prendre conscience et à réagir à ce déficit de crédibilité et à la dégradation sensible de l’image de l’association ainsi que du tort considérable qui nous est fait dans notre combat commun.

Nous en appelons enfin au conseil d’administration du MRAX afin qu’il prenne ses responsabilités, et qu’il tire les conclusions du fait qu’une partie importante du mouvement antiraciste le conteste, en présentant de manière honorable et constructive sa démission.

Mateo ALALUF (professeur ULB, membre du MRAX), Mohamed ALLOUCHI (animateur et comédien), Nicolas ANCION (écrivain), Ali BAYAR (Professeur ULB), Guy BADOUX (Coordination SOS Migrants), Joëlle BAUMERDER (dir. Maison du Livre, membre du MRAX), Marie-Noëlle BEAUCHESNE (sociologue, membre du MRAX), Mustapha BENTALEB (militant associatif), Marie-Carmen BEX (membre du MRAX, commissaire aux comptes), Mathieu BIETLOT (chercheur ULB et membre du MRAX), Irma BOZZO (assistante sociale, ex-administratrice du MRAX), Isabelle CARLES (juriste, membre du MRAX), Karim CHERRADI (ex-employé, membre du MRAX), Souhail CHICHAH (chercheur ULB, membre du MRAX), Laure de HESSELLE (journaliste), Céline DELFORGE (Parlement bruxellois), Thierry DELFORGE (radio Air Libre), Stéphanie DEMOULIN (chercheuse psychologie sociale UCL), Anne-Marie DIEU (Chargée de recherche EGID – Etudes sur le genre et la diversité en gestion, HEC-ULG), Josy DUBIE (sénateur, membre du MRAX), Pierre ERGO (journaliste à l’Association européenne pour l’information sur le développement local), Fanny FILOSOF, membre du Colfen (collectif femmes en noir contre les centres fermés et les expulsions), Pascale FONTENEAU (écrivain), Laïla FOULON (coordinatrice artistique Zinneke Parade), Carole GRANDJEAN (ex-directrice, membre du MRAX), Pierre GALAND (sénateur), Marianne GRATIA (ex-employée, membre du MRAX), Bernard HENGCHEN (prof. à l’Institut Cardijn, administrateur du MRAX), David JAMAR (chercheur sociologie ULB), Richard KALISCZ (metteur en scène, professeur à l’INSAS et membre démissionnaire du MRAX), Shanan KHAIRI (historien, interne en médecine), Linda LEWKOWICZ (auteure), Henri LIEBERMANN (membre du MRAX), Arnaud LIEGEOIS (Chercheur psychologie sociale, UCL), Pierre LORQUET (auteur, membre du MRAX), Xavier LÖWENTHAL (éditeur, La Cinquième Couche éd.), Nicole MAYER (sociologue, membre du MRAX), Claude MERTENS (fonctionnaire), Aziz MKICHRI (S.O.S. Migrants), Anne MORELLI (historienne, membre du MRAX), Serge NOËL (écrivain, S.O.S. Migrants), Nouria OUALI (chercheuse ULB, membre du MRAX), Claire PAHAUT(Démocratie ou barbarie), Pierre-Arnaud PERROUTY (ex-employé, membre du MRAX), Julien PIERET (juriste, chercheur ULB), Marcel POZNANSKI (acteur associatif Matonge), Andrea REA (professeur ULB, membre du MRAX), Eric REMACLE (professeur ULB), Isabelle RORIVE (chargée de cours ULB, membre du MRAX), Sylvie SOMEN (dir. Théâtre Varia), Jean-Philippe SCHREIBER (prof ULB, membre du MRAX), Isabelle STENGERS (philosophe, prof. à l’ULB), Lise THIRY (professeure émérite ULB), Cedric TOLLEY(chercheur ULB, membre du MRAX), Marie Van KEIRSBILCK (ex-employée, membre du MRAX)

(1) Voir notamment [ci-dessous] la lettre ouverte adressée aux membres et sympathisants du MRAX par N. Ouali et S. Chichah, chercheurs à l’ULB.
(2) Voir notamment [ci-dessous] les témoignages de membres fondateurs du collectif S.O.S. Ben Younech.

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Sabordage du collectif « SOS Bel Younech »

@ Sauvons le MRAX!

[Témoignage rapporté par Aziz Mkichri, Nadia El Yousfi, Serge Noël et Mohamed Belmaïzi, ex-membres du collectif « SOS Bel Younech »]

Le 16/02/2006

Sur fond de crise de toutes sortes au sein du Mrax, il était de notre devoir, en tant que membres adhérents ou sympathisants, et en tant qu’acteurs de la société civile, de déposer notre témoignage concernant M. Redouane Bouhlal, l’actuel président.

Nous sommes des démocrates, viscéralement attachés à la liberté, et dès l’abord, nous respectons le débat ouvert et transparent, et saluons toutes les prises de position formulées dans la clarté. C’est pourquoi nous n’agissons pas, dans ce témoignage, en tant qu’adversaires politiques de M. Bouhlal. Et nous ne sommes pas motivés par des règlements de compte détestables et nuisibles à notre intégrité morale, à notre probité intellectuelle. Nous agissons en tant qu’anciens associés de M. Redouane Bouhlal au sein du comité « SOS Bel Younech ».

Nous avons vu d’un œil intéressé l’accession de M. Bouhlal, issu d’une minorité, notamment marocaine, sur le devant de la scène dans cette association prestigieuse, imaginant qu’il allait initier un débat singulier en toute gaieté et couleurs.

Nous étions également satisfaits, lors de la constitution du collectif «SOS Bel Younech», de son adhésion à ce groupe de militants démocrates. Nous pensions qu’il allait le dynamiser, pour faire connaître la noble cause de ces damnés Subsahariens qui animent aujourd’hui notre responsabilité morale.

Mais notre désenchantement fut à la mesure de nos attentes. Car M. Redouane Bouhlal, avec un certain nombre de ses amis, abonnés notoires au cercle privé de la Représentation marocaine (consulat et ambassade), optaient résolument pour la déroute des objectifs, pourtant inscrits dans le texte de référence du collectif qui critiquait non seulement l’Etat marocain et sa piteuse gestion de ce dossier, mais aussi l’ensemble des Etats impliqués (Europe ; Espagne ; Algérie…). S’il avait été de bon ton d’utiliser les méthodes qu’il affectionne lui-même, et si le collectif s’était doté de ses statuts et d’un règlement d’ordre intérieur, leur exclusion aurait été la mieux indiquée. Mais à défaut, c’est le collectif qui a été dissout suite à l’extrême tension qu’ils y avaient installée.

Dès lors, le collectif a été muté sous la dénomination « Coordination Sos Migrants ».

Nous n’allons pas détailler, ici, la longue liste des préjudices que M. Bouhlal avait causé à notre tradition militante (récits et échanges virulents par e-mail sont à disposition). Mais il est indispensable de souligner que lorsqu’il s’était proposé pour trouver les subsides au collectif, il avait sciemment évacué la référence à «SOS Bel Younech». Reniement et monopole qui en disent long sur les subterfuges employés en vue de s’accaparer notre profond et sincère engagement, pour le châtrer des critiques sans complaisance que nous formulons vis-à-vis de l’Etat marocain sur la gestion du dossier Subsaharien. Car racisme et xénophobie il y a. Quoi qu’il en soit, la responsabilité de M. Bouhlal dans le fiasco des subsides est amplement engagée. A-t-il utilisé la tribune du Mrax pour laminer le collectif, et avec lui toute critique légitime… ?

Dans la foulée, nombre de questions méritent d’être posées. M. Bouhlal a-t-il pris à son compte la mission de bâillonner toute une tradition contestataire, ici en Belgique, en direction du régime marocain, et de nous priver de notre devoir d’accélérer l’avènement d’un véritable Etat de droit ? Sa proximité avec Azoulay, l’illustre conseiller de Hassan II, et son dévouement à la Fondation Hassan II ne l’indiquent-t-ils pas avec acuité ?

Libre à M. Bouhlal, répétons-le, d’évoluer selon ses convictions politiques et selon ses affinités. Mais à quoi bon manœuvrer derrière un ordre du jour occulte?

Libre à nous de nous maintenir fermement à une rectitude morale. Libre à nous de dénoncer toute tentative venant décapiter l’esprit vivement critique, que nous avons semé, patiemment et de haute lutte.

Serge Noël, Aziz Mkichri, Nadia El Yousfi, Mohamed Belmaïzi.

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Grève au MRAX

@ Sauvons le MRAX!

[Suite au licenciement d’un travailleur du MRAX, les employés décident de faire grève, pour la première fois dans l’histoire de l’association, réclamant sa réintégration, et dénonçant les modes de fonctionnement interne.]

Bruxelles, le 6 fevrier 2006.

Chers membres,

Ce lundi 6 février, les employés du MRAX ont procèdé à un arrêt de travail symbolique entre 14h et 15h. Dans le même temps, un préavis de grève a été déposé en vue d’organiser une journée d’action collective le mercredi 22 février. Ces actions bénéficient de la participation ou du soutien de 1’ensemble des permanents, direction exceptée. Notre décision a été mûrement réfléchie et ne fut pas facile à prendre. Elle reflète le sentiment d’avoir épuisé tous les moyens de médiation sans jamais avoir reçu de réponse satisfaisante ou même de signal positif. Nous avons en effet misé sur le dialogue et tenté de travailler en bonne collaboration mais la crise perdure. Toutefois, soucieux de ne pas paralyser le fonctionnement du mouvement, qui plus est à quelques semaines à peine de l’important rendez-vous de la Semaine d’Actions Centre le Racisme, nous avons privilégie une action symbolique d’une journée.

Les raisons de notre action sont multiples et ont, pour la plupart, déjà été exprimées dans de nombreux courriers interpellant le conseil d’administration (envoyés à l’initiative de 1’equipe, de la délégation syndicale ou d’employés a titre personnel). Elles peuvent être synthétisées comme suit:

1) Nous sommes consternés par le licenciement de Luc Malghem ayant pris effet ce 31 janvier. Nous constatons que les faits et comportements dont celui-ci a fait état à de multiples reprises n’ont jamais été pris en considération par le conseil d’administration. Jamais ses interrogations – partagées par nombre d’entre nous – n’ont reçu une réponse sur le fond. Le licenciement confirme cette volonté de nier les problèmes plutôt que d’y faire face. Un licenciement, tout comme de nouvelles démissions, ne résoudra en rien la crise que le MRAX traverse. Nous en voulons pour preuve que l’arrivée de sept employés dans le courant de 1’annee écoulée n’a pas conduit à un apaisement des tensions, loin s’en faut. Cette donnée permet de relativiser sérieusement les accusations de « résistance au changement» qui ont pu être portées a l’encontre de 1’équipe. Elle confirme également que les difficultés ne peuvent être réduites à un simple conflit de personnes.

2) En apprenant cette décision, les permanents ont une fois de plus – et de manière collective – interpellé le conseil d’administration. La réponse qui nous est parvenue met en exergue des critiques maintes fois formulées. D’une part, il nous a été répondu que le licenciement de Luc Malghem avait été décide lors du CA du 20 décembre 2005 (renvoi au PV a 1’appui) et que notre interpellation reposait des lors sur des prémisses erronées. Or, nous n’avons jamais pu lire le PV dont question! L’aspect involontairement humoristique de cette réponse élusive n’échappe è personne, l’accès aux PV du CA et du Bureau constituant précisément une revendication de longue date. D’autre part, la remise en cause de la légitimité de notre interpellation (« Il convient de préciser, par honnêteté, l’identité des membres du personnel qui signent la lettre en question, pour ne pas y impliquer ceux qui n’en sont pas solidaires ») se fait l’echo d’une stratégie dénoncée dans un courrier rédigé par 1’equipe voilà plus d’un an : « ce n’est pas en générant des conflits, en tentant de diviser ou d ‘opposer les permanents entre eux ou les permanents au CA, en monopolisant l’information, pour ensuite répandre des informations manifestement fausses, qu ‘une dynamique permettant de mener à bien le programme du MRAX deviendra possible »

3) Malgré 1’adoption d’un R.O.I., le mode de fonctionnement de 1’association ne nous parait pas satisfaisant. On a pu penser et dire, au début de la crise, que les prises de position du MRAX ne reflétaient qu’imparfaitement les échanges et débats internes. Ce n’est plus le cas aujourd’hui: ces débats et échanges tendent à disparaître, plus par lassitude que par désintérêt. En effet, hormis dans le cadre des commissions de réflexion instaurées suite à la dernière AG (commissions extrêmement peu fréquentées), les discussions de fond se font rares dans les locaux du MRAX. II est par exemple symptomatique que les employés prennent parfois connaissance des prises de position de 1’association à la lecture des quotidiens… L’hyperactivité médiatique développée au cours du second semestre 2005 ne peut occulter cette absence de réflexion et de vision a long terme.

En posant ce constat, nous ne remettons nullement en cause le pouvoir de décision conféré à des organes définis. Nous soulignons simplement que, dans une association largement fondée sur 1’engagement du personnel, un tel mode de fonctionnement ne permet nullement de refléter les passionnants débats animant le milieu de 1’anti-racisme et ne peut que nuire à notre motivation et à notre efficacité.

4) Nous déplorons également l’aggravation des mauvaises relations entre l’équipe et la direction au sens large. Sans rentrer dans les détails et exemples illustrant cette tendance, force est de constater que nous sommes nombreux à nous inquiéter des modes de gestion actuels et à ressentir une perte de confiance mutuelle. Refusant de sombrer dans le conflit personnalisé, nous sommes disposes à travailler à la recherche collective de solutions qui permettront à la direction d’être, au-delà d’un ensemble de personnes qui dirigent, un organe qui amène les projets, les coordonne et insuffle un esprit au MRAX.

Début 2005, nous posions comme constat que certains employés étaient « démotivés par les conditions de travail et les perspectives, ne se sentant ni entendus, ni compris, ni vraiment respectés ». Un an plus tard, certains sont partis et d’autres les ont remplacés mais le constat demeure valable. Suite à nos interpellations de l’époque, une rencontre réunissant CA et employés avait été organisée. Ces échanges, qualifiés par le conseil d’administration de francs et muscles avaient permis d’ébaucher quelques pistes susceptibles de répondre au mal-être exprimé. II n’en a malheureusement rien été.

Parmi les solutions évoquées, le Conseil d’administration exprimait le souhait qu’un permanent soit présent à ses réunions. Alors que cette faculté nous parait essentielle afin de renouer un dialogue et de retrouver un peu de confiance mutuelle, particulièrement au cours d’une période aussi sensible que celle que nous traversons, elle nous a été retirée sans explication ces derniers temps(l’interpellation du CA par la délégation syndicale qui s’en est suivie, le 24 décembre est restée sans réponse à ce jour).

Suite à cette même rencontre, le conseil d’administration décidait d’engager un débat « plus large encore » sur toutes les thématiques de fond qui occupent l’association et promettait une meilleure circulation de l’information, via notamment la mise à disposition rapide des procès-verbaux. On sait ce qu’il est advenu de ces déclarations d’intention.

Un autre souhait du conseil d’administration mérite que l’on s’y attarde quelque peu : la réalisation d’une analyse institutionnelle. Refusée dans un premier temps par une partie de l’équipe, cette proposition a été votée par l’assemblée générale le 8 octobre dernier. L’équipe, qui n’a plus été consultée sur la question depuis lors, accueille favorablement cette décision. Nous sommes conscients que le mouvement a, de tous temps, été traverse par des turbulences internes (quelle association peut se targuer de fonctionner sans conflits, a fortiori travaillant sur un sujet aussi sensible ?). Nous sommes des lors convaincus qu’une analyse institutionnelle peut lui être bénéfique. Néanmoins, nous réaffirmons que cette solution n’est que partielle et ne peut conduire à occulter des difficultés conjoncturelles indissociables d’un contexte particulier.

En conclusion, et plus que jamais désireux de travailler, dans le respect mutuel et en bonne intelligence, aux objectifs que nous partageons tous, nous revendiquons :

– une remise en question profonde et réelle de la situation par les organes décisionnels : quand, malgré le départ des ‘fauteurs de troubles’, ‘manipulateurs’ et autres ‘conspirateurs’, le malaise persiste, il convient de s’interroger sur ses sources véritables.

– l’élaboration de propositions concrètes relatives aux méthodes de travail, à 1’organisation de 1’equipe et à la gestion du personnel, de manière à utiliser au mieux le potentiel de 1’equipe et à servir les objectifs du mouvement. La rencontre CA/permanents organisée en mars 2005 et les suites qui lui ont été données constituent, à cet égard, un parfait contre-exemple de nos attentes.

– la réintégration de Luc Malghem.

Nous nous mettons bien volontiers à la disposition de tout membre qui souhaiterait engager le dialogue ou s’atteler à la recherche de solutions constructives. Plus encore, nous vous encourageons à effectuer ces démarches. Nous attendons également de votre part, suite à cette interpellation, une prise de responsabilité concrète.
En vous remerciant de 1’attention portée à ce courrier et à notre action, nous vous prions d’agréer, chers membres, 1’expression de nos salutations les plus sincères.

L’Equipe des permanents

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