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Archive for octobre 2009

Plus raciste que le MRAX, tu meurs !

@ Père UBU

Après la guerre, un groupe d’anciens résistants fonde l’Union des Juifs contre le racisme et l’antisémitisme.
Les membres du Comité de Défense des Juifs, formé par Gert et Yvonne Jospa dès septembre 1942, viennent de tous les horizons politiques et confessionnels.

LE CHANT DES PARTISANS
La résistance armée, à laquelle participent de nombreux Belges joue un rôle un rôle fondamental. Les partisans, essentiellement des communistes, bundistes et carolos : Rick Szyfer, des Bruxellois, Jacques et Lina Loïtzanski. Ils cachent des aviateurs anglais et des enfants, attaquent les nazis, font sauter des voies de chemin de fer. On peut aussi rappeler l’attaque du XXème convoi qui constitue un fait unique dans la résistance : 19 avril 1943, un train quitte la caserne Dossin à Malines, 1.631 déportés, sous les Schmeissers des nazis de la “Schutzpolizei”. Malgré la riposte des SS, 3 partisans libèrent 236 déportés avant de repartir vers Auschwitz.

LE TRANSFORMISME DES VALEURS PAR RADOUANE BOUHLAL
Le président suprême du Mrax, Radouane Bouhlal, falsifie les engagements de résistance éthique en propagande irrédentiste de la communauté musulmane. Reniant les valeurs de tolérance et de lumières originelles : il propage le port du voile y compris l’obligation pour les mineures d’âge sous prétexte de stigmatisation, le burkini dans les piscines, les signes ostentatoires dans les administrations publiques, alibi anti-discriminatoire et l’application de la charia comme modèle de tolérance.

RADOUANE BOULHAL, DESPOTE OBSCURANTISTE ?
Ce vendredi 23 octobre, une majorité du personnel du MRAX, part en grève. Les travailleurs protestent en front commun syndical Setca/CNE, contre les conditions de travail déplorables, harcèlement moral généralisé, et la place trop impudente du Guide Radouane Bouhlal. “Le Mrax est devenu la chose du président. […] Le site internet de l’asbl est devenu la vitrine du seul président, qui ne se préoccupe que de sa visibilité, au mépris d’une approche pluraliste et multithématique de l’antiracisme”, s’indignent les collaborateurs via internet et les medias .
Simultanément, les exploités de “l’anti-racisme” présentent leur cahier de doléance à la présidence : non-respect des procédures de sélection pour de nouveaux postes, ou les menaces qui pèsent sur leurs propres emplois: “Radouane Bouhlal a en effet déclaré ouvertement qu’en 2009 et 2010, il procéderait à une série de licenciements”.

JE COMPRENDS LES ATTENTATS SUICIDES
“3.000 morts : faut discuter, même avec Ben Laden”, revendique Nordine Saïdi, administrateur du Mrax.
“En tout cas, je m’interdis de condamner des faits sans parler des causes”. L’administrateur du Mrax, tête de liste pour le parti “Egalité” à Bruxelles revendique :
“Oui, je refuse de condamner ces attentats terroristes, aussi si on ne peut parler des causes qui produisent ces faits-là. Il y a eu 3.000 morts ? ….mais je refuse de condamner les personnes qui exécutent de tels actes en me basant uniquement sur l’une des parties et sans connaître l’avis de l’autre partie. Si on veut éviter les attentats, il faudra un moment accepter de discuter même avec Ben Laden“ !

FACE A CES DERIVES ALAIN DESTEXHE EXIGE LA FIN DU FINANCEMENT DU MRAX
Le sénateur Alain Destexhe [MR] a pertinemment réclamé dimanche 25 octobre sur RTL TVI la suspension du financement public du MRAX. Il pourfend non seulement la présence dans cette pseudo ONG de Nordine Saïdi, militant de l’islam radical mais aussi les pratiques du Président autocratique qui exige la mise à mort de la séparation entre l’Etat et de la Charia.

CRUEL RETOURNEMENT DE L’HISTOIRE !
Au départ un mouvement d’authentiques résistants confisqué par des falsificateurs de la mémoire entrainés par un apologiste des kamikazes associé à un antisioniste autoproclamé notoire et fier de l’être !

“Comme le tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les juifs, que tu es seulement antisioniste. A cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : Quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent juifs, et ceci est la vérité même de Dieu. L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi”.
Pasteur Martin Luther King Août 1967.

Dada UBU

Le MRAX fera l’objet d’un contrôle de l’administration de la Communauté

@ DHnet.be

Certains travailleurs dénoncent notamment des comportements empreints de népotisme

L’administration de la Communauté française a été chargée par sa ministre Fadila Laanan de mener un contrôle approfondi auprès du Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX), à la suite des plaintes de certains travailleurs de l’association y dénonçant des dysfonctionnements, des comportements empreints de népotisme ou encore une utilisation douteuse des fonds publics mis à disposition de l’association. Répondant à des questions d’Isabelle Meerhaeghe (Ecolo) et Alain Destexhe (MR), Mme Laanan a précisé qu’elle avait demandé une enquête administrative concernant l’association, qui bénéficie de subsides de la Communauté, au titre d’association relevant du secteur de l’Education permanente.

Il s’agira notamment de vérifier les accusations d’une partie du personnel et notamment la bonne utilisation des moyens financiers, a-t-elle dit.
Evoquant les accusations de M. Destexhe concernant le refus de l’un des membres du Bureau du MRAX de condamner les attentats terroristes islamistes et ses positions d' »extrême-droite », elle a tempéré les choses, soulignant que les propos avaient été tenus en période électorale.

La ministre a encore souligné que le MRAX jouit de l’autonomie dont dispose toute asbl et que son Conseil d’administration devait prendre ses propres responsabilités en cas de problèmes.

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« Il faut une nouvelle initiative pour lutter contre le racisme »

@ Metro

Le malaise au sein du MRAX ne laisse pas indifférents les anciens administrateurs comme Anne Morelli qui dénoncent les problèmes depuis des années. L’historienne et ancienne vice-présidente du MRAX nous fait part de son inquiétude.

D’où vient le malaise au sein du MRAX?

«Le problème date en réalité de plusieurs années. En fait, il est lié à la présidence actuelle. J’ai essayé de me réinvestir à plusieurs reprises. Mais je l’ai quitté et d’autres personnalités progressistes aussi au fur et à mesure. Je suis une militante de l’antiracisme, pas d’un club d’autodéfense des musulmans. Depuis la présidence de Radouane Bouhlal, on ne parle plus que de l’islamophobie et le MRAX a délaissé les autres dossiers comme la défense des sans-papiers

Faut-il suspendre son financement?

«Je ne suis pas favorable à une telle décision qui mettrait en danger les personnes qui y travaillent. Mais je comprendrais une mesure de rétorsion à partir du moment où le MRAX ne remplit plus ses objectifs d’origines.»

Peut-on encore sauver le MRAX?

«Je ne suis plus aussi optimiste. Car Radouane Bouhlal a recruté suffisamment de personnes pour bloquer toute initiative qui irait à son encontre. Si le MRAX ne défend plus que les musulmans, il faudra lancer une nouvelle initiative pour lutter contre le racisme.»

Francesco Randisi

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L’antiracisme en crise

@ Regards

Le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (MRAX) est confronté à une crise identitaire depuis quelques années. Comment concilier la vision universaliste des intellectuels progressistes et les aspirations identitaires des jeunes issus de l’immigration ? Tel est le problème que le très controversé Président du MRAX ne parvient pas résoudre.

Le MRAX se porte mal. Un nombre anormal de permanents y ont été licenciés, une grève a éclaté l’année même de ses 60 ans et de nombreux militants ont quitté cette référence historique du combat antiraciste. Un site internet (sauvonslemrax.blogspot.com) a même été créé pour dénoncer son évolution depuis l’accession à la présidence de Radouane Bouhlal en 2004. En apparence, on se situe face à un problème de fonctionnement qui pourrait surgir au sein de n’importe quelle association. Selon un ancien administrateur qui a pris ses distances depuis peu, « le MRAX a toujours eu un problème structurel de gestion et d’autorité. Il existait bien avant l’accession à la présidence de Radouane Bouhlal. Mais ce dernier est arrivé avec beaucoup d’énergie et d’envie de bien faire, et peut-être trop d’autoritarisme ».

Défense de l’islam et du voile

Cette crise doit être replacée dans le contexte plus large du mouvement antiraciste européen. Elle est le produit d’une tension entre deux dimensions de la lutte antiraciste de plus en plus difficiles à concilier : l’antiracisme comme l’affirmation universaliste du droit à la ressemblance ou l’indifférence et l’antiracisme envisagé comme la proclamation du droit à la différence. La conception universaliste est portée par des élites progressistes qui ont longtemps dominé le mouvement antiraciste.
« On a assisté à l’émergence de personnes issues des communautés immigrées qui souhaitaient prendre directement leur sort en main, mais sans s’en remettre pour leur défense à la seule sollicitude de cette élite », explique Henri Goldman, rédacteur en chef de la revue Politique et ancien administrateur du MRAX. « Cela a suscité des clivages importants car ces nouvelles figures envisageaient différemment le combat antiraciste. La Belgique n’a pas échappé à cette division. Au sein du MRAX, une nouvelle génération issue de l’immigration, incarnée par le président actuel, Radouane Bouhlal, occupe désormais presque tout l’espace ».
Cette nouvelle génération considère que le facteur religieux doit être inclus dans la lutte contre le racisme. Cela pose toutefois de nombreux problèmes car on entre dans des débats délicats qui exigent la clarté sur toute une série de notions encore très floues.
La question de l’islam, sur laquelle le président du MRAX intervient souvent, constitue une réelle tension au sein de la société qui ne doit pas être traitée sous l’angle de la lutte antiraciste aux yeux d’une part importante « d’anciens » du MRAX. Pour certains, comme Anne Morelli, professeur d’histoire des religions à l’ULB et ancienne administratrice du MRAX, ce nouveau positionnement s’apparente à un repli communautaire qui ne correspond pas au projet des fondateurs : « Le MRAX s’est recentré sur la défense des musulmans. Il est devenu un lobby d’autodéfense d’un groupe particulier et ne s’intéresse plus guère aux autres questions. Il met toutes ses forces à défendre l’islam et le voile. Ce n’est absolument pas mon combat. C’est même exactement l’inverse de ce que je conçois en matière de lutte contre le racisme  ». De nombreux militants laïques regrettent d’ailleurs le ton accusateur du MRAX à l’égard de la laïcité. Ceux qui ont observé cette évolution de près prennent pourtant soin de rappeler que cette orientation plus communautariste s’est développée bien avant Radouane Bouhlal, sous l’impulsion de la présidente Thérèse Mangot et de la directrice Carole Grandjean. « C’est avec elles que le MRAX s’est investi dans la défense du droit des lycéennes de porter le foulard à l’école. Ce qui a provoqué une première vague de ruptures de personnes en désaccord sur le fond », rappelle Henri Goldman. « Une deuxième vague de ruptures fait suite à l’arrivée de Radouane Bouhlal à la présidence qui marquait l’irruption d’un leadership arabo-musulman dans une association antiraciste. A partir de là, la composition ethnoculturelle du MRAX, alors majoritairement “belgo-belge”, voire judéo-chrétienne, a commencé à changer. Le recrutement s’est fait essentiellement en direction des populations arabo-musulmanes ». Radouane Bouhlal assume ce repositionnement : « Je ne pense pas avoir rompu avec l’histoire du mouvement. Il fallait qu’il redevienne un mouvement populaire et offensif comme il le fut dans les années 70 et 80 lorsqu’il proposait des mesures comme une loi contre le racisme ou un statut pour les étrangers ».

Une organisation personnalisée

Si tout le monde constate une focalisation du MRAX sur le facteur religieux, Radouane Bouhal estime pourtant qu’il n’a pas transformé le mouvement en un lobby de défense de l’islam : « Lors de l’affaire des caricatures de Mahomet, je suis entré en conflit avec l’Union des mosquées de Bruxelles qui suggérait l’adoption d’une loi interdisant le blasphème. Nous leur avons clairement dit qu’elle se trompait. Il est inadmissible de discriminer ou de stigmatiser des personnes musulmanes, mais l’islam en tant que religion peut être critiqué comme toutes les autres religions ».
Cette prise de position n’a cependant pas empêché le MRAX de poursuivre devant le Conseil d’Etat des écoles n’autorisant pas le port du voile islamique. De nombreux sympathisants du MRAX partageant pleinement ses conceptions en ce qui concerne les signes religieux et les « accommodements raisonnables », ont toutefois le sentiment que ce mouvement antiraciste a négligé d’autres problématiques importantes. « La question des sans-papiers et celle des étrangers en situation irrégulière constitue un aspect important de la lutte contre la xénophobie qui doit être poursuivi au même titre que la lutte contre le racisme », déclare Nicole Mayer, sociologue et ancienne administratrice du MRAX. «  Depuis quelques années, j’ai essayé de défendre ce point de vue auprès du conseil d’administration. J’ai été écoutée mais pas entendue ». Sans nier l’importance de la défense des sans-papiers, le président du MRAX admet que la lutte contre les discriminations doit être la priorité du mouvement : 
« Le MRAX s’est désinvesti de la problématique des sans-papiers parce qu’il fallait se réinvestir dans la lutte contre les discriminations au quotidien. La question des sans-papiers demeure néanmoins toujours essentielle pour le MRAX : nous avons mis en place une task force sur la régularisation qui propose une aide aux sans-papiers dans leur procédure, et nous avons étendu les heures de nos permanences jusqu’à 20h ».
Personne ne conteste que des divergences idéologiques ou stratégiques puissent exister au sein d’un mouvement antiraciste. «  Mais cela devient intenable lorsque le président considère les orientations du MRAX comme ses orientations personnelles et veut à lui seul incarner l’organisation. C’est à ce stade que les divergences idéologiques rejoignent le problème de gestion interne du MRAX », regrette Nicole Mayer. La personnalisation n’est pas pour autant mauvaise en soi si le président parvient à dynamiser le mouvement et lui donner un souffle nouveau. « Qui se souvient du MRAX d’avant Radouane Bouhlal ? », s’interroge un jeune sympathisant. « Il fallait incontestablement réveiller les militants et prendre les choses en mains mais Radouane Bouhlal a été emporté dans son élan. Il est allé beaucoup trop loin dans la personnalisation. C’est une bonne chose d’avoir une figure identifiable mais il ne faut pas tomber dans l’excès ».

Fuite des intellectuels progressistes

Cette personnalisation du MRAX a accéléré l’inflation de critiques à l’égard de Radouane Bouhlal. Parmi celles-ci, ses relations trop étroites avec le pouvoir marocain reviennent souvent. Pour Henri Goldman, le style de la présidence a incontestablement changé : « Il renvoie à une personnalité clivante. Ce qui peut créer des phénomènes de rejet chez les uns et d’adhésion forte chez les autres. Ce que le MRAX a gagné en légitimité auprès de l’immigration arabo-musulmane, il l’a perdu auprès d’intellectuels progressistes qui sont partis, bien qu’ils n’aient pas forcément de désaccords sur le fond. Or, on ne peut imaginer un mouvement qui ne fonctionne que sur un seul pied. Les intellectuels progressistes, riches de leur expertise, doivent pouvoir coexister avec des jeunes issus de l’immigration. Si cette coexistence devait se révéler impossible, le MRAX n’aurait pas d’avenir ».
Le malaise est réel, d’autant plus que la passion est si forte que toute manifestation d’autorité prend une dimension identitaire qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Le problème structurel de gestion et l’hyper-présidence de Radouane Bouhlal n’ont malheureusement pas permis d’envisager sereinement le problème de la place du religieux dans la lutte contre le racisme. Personne n’a encore trouvé la baguette magique pour traiter correctement les discriminations religieuses dans le cadre des discriminations raciales sans en faire trop et surtout, sans remettre en cause les principes de laïcité.

Nicolas Zomersztajn @ Regards, 06/10/2009