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Pourquoi je ne signerai pas la pétition demandant la démission de Radouane Bouhlal

Si je peux souhaiter la fin de l’ère Bouhlal, je ne peux en revanche pas me résigner à laisser le MRAX et la lutte antiraciste aux mains des Frères musulmans sans rien dire. Car le risque est bien là.

Je ne signerai pas la « pétition pour la démission du président du MRAX, Monsieur Radouane Bouhlal ». Pourtant, je partage l’inquiétude des initiateurs de ce texte, comme de nombreux autres démocrates, au demeurant. Il faut dire que les crises que traverse le MRAX actuellement ne peuvent laisser indifférents les antiracistes, quels qu’ils soient.

La crise interne, d’abord. Des grèves, des licenciements, des départs, une gestion chaotique, un management autoritaire… c’est sûr, le MRAX connaît d’importants problèmes de management. C’est le moins que l’on puisse dire. La crise de fond, ensuite. Avec les dérives communautaristes et différentialistes, maintes fois dénoncées, notamment par des militants et administrateurs historiques qui, pour la plupart, auront préféré quitter le navire pour le laisser chavirer au loin.

Ce qui précède suffit largement à légitimer le souhait de voir démissionner le président. Mais une question s’impose alors: que se passera-t-il quand R. Bouhlal sera mis en minorité et sera obligé de passer la main? À qui iront les rennes de notre principal mouvement de lutte contre les racismes? Ces questions trouveront nécessairement réponses dans les jeux de pouvoir internes à l’assemblée générale et, a fortiori, au sein des membres effectifs qui, seuls, élisent le conseil d’administration.

Et ces rapports de forces ne manquent pas d’inquiéter. Dès 2004, puis en 2007, R. Bouhlal s’est entouré de divers « compagnons de route » pour s’assurer une (ré)élection sans (trop d’)entraves. Parmi ces nouveaux compagnons: Nordine Saïdi et ses amis de la liste Egalité ou de son collectif Free Palestine. Son exclusion récente du bureau, pour avoir tenu ou relayé sur son blog des textes « glissant vers l’antisémitisme et le négationnisme », l’élimine plus que probablement et fort heureusement de cette future bataille interne.

Mais bataille, il y aura. Car, certes, R. Bouhlal a encore quelques supporters, mais sa position est fortement affaiblie suite à l’exclusion de N. Saïdi. Ses rangs, autrefois bien serrés, commencent à se fissurer. Au grand bonheur de ceux qui se verraient bien prendre sa place. Parmi ceux-ci, et même si l’on en parle peu, un nom semble tout de même se dégager: celui de Michaël Privot.

Ce nom n’évoque pas grand chose à la majorité d’entre nous. Et pourtant, il devrait. Car les vents lui étant devenus favorables, il se profile déjà comme candidat potentiel à la succession de la présidence. Et si je peux souhaiter la fin de l’ère Bouhlal, je ne peux en revanche pas me résigner à laisser le MRAX et la lutte antiraciste aux mains des Frères musulmans sans rien dire. Car le risque est bien là.

Michaël Privot n’est en effet pas seulement « tendance » Frères musulmans, il est Frère musulman, comme il l’annonce sans complexe courant 2008 dans une carte blanche publiée dans Le Soir et intitulée « Frères musulmans: l’heure du coming out! ». Ce jeune converti a le CV-type du « cadre » Frère musulman: intellectuel (il est islamologue et chercheur à l’ULg), il s’est aussi largement investi dans l’associatif et les ONG, notamment dans la lutte contre le racisme. Il est ainsi actuellement responsable Réseau et campagne au sein de l’ENAR, le Réseau européen contre le racisme. (Et, y a pas à dire, ça, ça doit aider à acquérir rapidement une certaine légitimité au sein du MRAX.) Avant cela, il a travaillé au sein du FEMYSO (Forum of European Muslim ans Youth Organisations), un organisme, issu des Frères musulmans, qui regroupe au niveau européen des organisations de jeunesse musulmane et dont le siège est situé à Bruxelles. Il y était responsable des Institutions européennes et des ONG (autant dire qu’il s’y connaît en matière de lobbying!), il en est maintenant membre du conseil d’administration. Jouant la carte de la proximité, Michaël Privot s’investit également dans la vie locale. Il est ainsi administrateur du CECIV (Centre éducatif et culturel islamique de Verviers), qui abrite la mosquée Assahaba, l’une des mosquées les plus grandes de Wallonie. Inaugurée, il y a quelques années seulement, cette mosquée s’est rapidement imposée et a rassemblé une large part de la communauté musulmane pratiquante de Verviers et ses environs. Le CECIV n’a pas eu de difficulté non plus à s’imposer auprès des autorités de la Ville comme un interlocuteur « de choix », porteur d’un message réformé de l’islam. Il faut dire que les différentes mosquées salafistes de la régions lui ont, de par leurs excès, facilité la tâche dans ce positionnement.

C’est ce jeune homme, au discours séduisant (1), que l’on risque de voir prendre la tête du MRAX aux prochaines élections internes. Je préfèrerais évidemment ne pas voir ce moment arriver. Mais ce n’est pas gagné. Les alliances ne sont plus ce qu’elles étaient. R. Bouhlal est affabli, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son mouvement. Beaucoup souhaiteraient sa tête. Mais peu s’interrogent sur l’ « après-Bouhlal ». Or, l’enjeu, il est là.

Voilà pourquoi je ne signerai donc pas cette pétition.

Sophie François

(1) Parlez-lui de laïcité (politique), parlez-lui d’égalité, son discours vous séduira. Entamez la discussion sur la mixité et, là, les divergences apparaîtront. Et en tant que progressiste, je ne peux me résoudre à m’assoir sur ce principe.

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  1. 22/11/2009 à 16:59

    En poussant Boulhal dehors, nous aurons un avantage: les frères musulmans ne dirigeront plus en sous-main, mais à visage découvert; personnellement je trouve cela plus confortable. Il sera difficile dès lors aux politiques de se voiler la face comme ils font actuellement. Evidemment qu’on aimerait voir des personnes intellectuellement honnêtes à la place de Boulhal et de ses copains. Mais c’est fini de l’espérer : c’est une asbl fermée et c’est le CA qui décide qui devient membre et au CA ce sont les frères et leurs idiots utiles qui dirigent. Oui même s’ils ne sont pas de mon bord, je préférerais voir une Morelli, un Galland ou un Abramowicz à la tête du Mrax, parcequ’ils ont certainement une légitimité plus grande qu’un Boulhal et son copain Nordine Saidi. Mais qu’on arrête de se cacher la face, ce dernier n’est toujours pas exclu du Mrax alors que sur Youtube il a posté une vidéo qui le montre en compagnie d’Alain Soral, un fasciste avéré.
    Alors oui, il faut signer cette pétition et que le jeu devienne clair : il vaut mieux avoir en face de soi Michaël Privot que la marionette Boulhal.

    • de Vinck
      24/11/2009 à 21:02

      Bravo, ça suffit de dépenser l’argent des travailleurs belges, ras le bol d’alimenter ceux qui nous torpillent. Quand cela va-t-il cesser ? Le MRAX doit disparaître et très vite. Les politiciens doivent maintenant cesser de se voiler la face.

      • 25/11/2009 à 19:48

        J’ai décidé de publier tous les commentaires (sauf les éventuelles insultes). Je publierai donc le vôtre, malgré les sous-entendus qu’il contient. Vos expressions sans nuances et populistes (« dépenser l’argent des travailleurs belges », « alimenter ceux qui nous torpillent ») n’ont pas leur place sur ce mur.

  2. Adi BORUCHOWITCH
    22/11/2009 à 22:15

    PAS D’ACCORD avec Sophie François !
    IL FAUT DÉMISSIONNER RADOUANE BOUHLAL ! JE NE CROIS PAS À L’EFFICACITÉ DE L’OBSERVATOIRE CITOYEN !

    Le problème est bien Radouane Bouhlal qui a refaçonné et dévoyé le MRAX à son image et l’a détourné ainsi de ses finalités premières. Bouhlal c’est le ver dans la pomme qu’il a pourrie. Aussi faut-il AGIR DANS L’URGENCE !

    Quoique la Belgique soit le pays reconnu des compromis et des solutions en demi-teinte, dans le cas présent le REMÈDE RADICAL s’impose. Il n’y a plus lieu de tergiverser. C’est pourquoi :
    – Je maintiens que démissionner Bouhlal est une nécessité absolue ainsi que l’exclure ad vitam aeternam.
    – La deuxième action à engager est la dissolution pure et simple du MRAX. Ce qui implique l’arrêt de tout subside public. La Belgique survivra sans MRAX pendant quelque temps.
    – Enfin, troisième action, instituer une nouvelle association dont l’objet et les statuts s’inspireront des orientations et des principes définis par les fondateurs du MRAX en prenant soin de les actualiser. Seront ainsi tenus à l’écart des Michaël Privot, Nordine Saïdi et autres indésirables.

    L’OBSERVATOIRE CITOYEN, réponse bien belge, en demi-teinte, NE RÉSOUDRA RIEN DANS L’IMMÉDIAT, ENCORE MOINS À TERME !

    Je n’ignore pas que cette vision peut être utopique, avec un PS au pouvoir, un Moureaux et une Lalaan dont les discours sont proches de celui de Bouhlal.
    Faudrait-il dès lors en référer au Conseil d’État, voire au Conseil Supérieur Européen ? Beaucoup d’espoirs sont fondés sur l’action d’Alain Destexhe et d’autres politiques MR, dont Viviane Teitelbaum. Sans oublier le courage et la motivation qui animent en permanence Claude Demelenne.

    • 22/11/2009 à 23:16

      Nous sommes cependant d’accord sur au moins un point: Radouane Bouhlal porte une lourde responsabilité dans les différents déboires que connaît le MRAX actuellement. Mais comme cela vous a été dit ailleurs: la dissolution de l’association, ou même la démission de son président, ne nous appartient pas. Ces décisions n’appartiennent qu’aux membres effectifs, comme c’est le cas dans la plupart des associations. Et c’est très bien ainsi. Une ingérence de l’État ici, en effet, nous ferait franchir une ligne rouge en matière de liberté d’association. Une ligne rouge que je ne suis pas prête à franchir. Ce n’est peut-être pas très « radical », je vous l’accorde », mais c’est, je pense, certainement plus démocratique.
      Autre point sur lequel je vous rejoins, c’est votre troisième proposition d’action, quand vous dites qu’il faudrait « instituer une nouvelle association dont l’objet et les statuts s’inspireront des orientations et des principes définis par les fondateurs du MRAX en prenant soin de les actualiser ». Si cela continue ainsi, je me dis aussi que c’est sans doute dans ce sens qu’il faudra aller…

      • Adi B
        23/11/2009 à 00:06

        Il est fort tard, ou tôt, c’est selon, je te répondrai plus longuement demain, Sophie.
        Ce que tu appelles les déboires du (internes au) MRAX, je m’en fiche, et tant mieux s’il implose. Je m’intéresse aux méfaits qui en résultent.
        Je suis heureux que sur le plus important, la refondation, tu partages ma vision.

  3. Jean-Philippe Desmet
    23/11/2009 à 06:30

    Sophie, vous reconnaissez vous même que « Radouane Boulhal porte une lourde responsabilité dans les différents déboires que connaît le Mrax », ce sont vos termes. Et effectivement, votre Blog, « observatoire du Mrax » en fait le triste et pitoyable état des lieux.

    Bref rappel non-exhaustif : ré-élection à la présidence en 2007 frauduleuse, gestion suspecte, membres du Bureau du CA aux profils extrémistes, prosélytisme des « accommodements raisonnables », déni complet du racisme anti-blanc (silence radio sur les zones de non-droits dans certains quartiers : insultes et/ou menaces aux jeunes filles dont la tenue déplaît, même harcelement envers quiconque ose manger ou boire en rue la journée en période de Ramadan), syndicalisme des musulmans : il s’avère que le Mrax fait double emploi avec des CPAS et autres services sociaux … etc etc etc … le bilan est affligeant, ce sont autant d’éléments objectifs pour demander sa démission. S’abstenir de signer la pétition pour la raison que son successeur pourrait être pire, sont deux idées différentes. Je pense qu’il faut traiter chacunes d’elles successivement et indépendamment l’une de l’autre. :

    – Monsieur Boulhal doit prendre ses responsabilités et démissionner. (je doute fort qu’il démissionne)
    – La question de la légitimité de son remplaçant sera étudiée ensuite et je rejoins Aldo, « tant mieux » si celui-ci s’avère être plus radical. L’issue de l’A.G. extraordinaire du MRAX du 1er décembre sera attendue avec impatience. On peut également supposer que si l’idéologie de ce mouvement ne retrouve pas ses ambitions et missions fondatrices d’autres initiatives suivront.

    Finalement, je vous remercie de nous avoir fait connaître plus en profondeur le profil de Monsieur Privot. Quand le Sénateur Destexhe reproche au Mrax de faire le jeu de l’islam réac, Monsieur Radouane Boulhal, sur tous les plateaux de télévision, « tombe des nues », joue l’indigné (remarquablement d’ailleurs), se marre … cela me donne la furieuse envie de signer également de l’autre main.

    • 23/11/2009 à 07:41

      Comme expliqué dans une précédente interpellation sur le sujet, je reste convaincue que l’État, l’Exécutif, ne peut exiger la démission d’un président d’asbl (encore moins une dissolution), sans franchir une certaine ligne rouge. Ce que je me refuse de faire. Il en serait autrement s’il y avait danger pour l’ordre public. Mais, si ce sujet nous passionne et nous inquiète, on ne peut tout même pas aller jusqu’à dire qu’il crée un trouble dans l’ordre public.

      Sur les dysfontionnements internes et les financements, un audit a été commandé par la ministre de tutelle, grâce au travail parlementaire. Cet audit sera confié à l’administration. Ayons confiance en cette dernière, dans un premier temps. Faisons l’hypothèse qu’elle travaillera dans la neutralité qui doit être la sienne. Attendons ses conclusions. Tirons-en d’autres, le cas échéant. Si des dysfonctionnements sont avérés (mauvaise administration des fonds, et gestion autocratique de l’asbl en général, du personnel en particulier), les responsables devront en répondre.

      Sur les questions de fond et d’adéquation de l’objet social initial du MRAX, ce n’est pas à l’État d’intervenir. Et c’est fort bien ainsi. Le président et le CA n’ont, à ce niveau, qu’à répondre de leurs actes devant l’AG. Ce sont les membres effectifs qui décident, en AG, des lignes directrices de leur asbl, que le CA est ensuite chargé d’appliquer.
      On peut évidemment ne pas être d’accord avec les lignes et priorités dessinées (et c’est mon cas) mais, n’étant pas membres effectifs du MRAX, le pouvoir de les infléchir ne nous appartient pas.

      Si votre pétition était adressée, non pas à la Ministre, mais aux membres du MRAX, je l’aurais signée des deux mains.

    • 23/11/2009 à 08:41

      Qqn suggère, sur un autre post, une alternative: « Il serait peut-être intéressant de vérifier si une action en dissolution judiciaire ne pourrait pas être engagée contre le MRAX sur base de la loi sur les asbl, du fait que cette association “affecte son patrimoine ou les revenus de celui-ci à un autre but que ceux en vue desquels elle a été constituée” (article 18 de la loi sur les asbl, voir : http://www.coj.be/fichejurid26.htm ) »
      Voilà une piste qui serait, en effet, intéressante à creuser.

  4. Anne Deprez
    23/11/2009 à 09:36

    Heureuse de constater que la démocratie donne des armes contre les abus de pouvoir. Il nous appartient de les trouver et de nous en servir.
    @Sophie : étant pessimiste quant à l’avenir de l’asbl, j’ai peur qu’une action par l’intérieur du MRAX n’associe ton nom et celui de Claude au naufrage.
    Cette piste juridique me semble une alternative moins risquée.

    • 23/11/2009 à 10:20

      Oui, en effet, il existe des outils démocratiques. Et c’est ceux-là qu’il faut saisir.
      Par ailleurs, Anne, je te rassure: je ne me fais aucune illusion sur mes possibilités d' »agir de l’intérieur » du MRAX. Et ce n’est d’ailleurs pas mon objectif: je pense qu’il est trop tard pour ce faire (et puis même, sincèrement, ce serait très naïf de penser qu’on m’accorderait le droit de vote -si je le demandais- après ce que j’ai écrit…). Mais être membre adhérant du MRAX permet d’assister aux AG et d’y constater d’éventuelles dérives avant qu’elles ne soient déformées, amplifiées ou au contraire amoindries, par les médias (et leurs différents interlocuteurs). Là, se trouve plutôt ma démarche.

  5. 23/11/2009 à 10:23

    Totalement d’accord avec Sophie François qui, outre une analyse très pertinente et courageuse du c.a. du MRAX * nous invite à penser sérieusement la stratégie et ses moyens. Aujourd’hui, dans la situation où se trouve cette association hélas mangée aux mites par les relativistes et les communautaristes, « être contre » est nécessaire, compréhensible, mais totalement insuffisant, je pense que Sophie le démontre par le menu. Il s’agit dès lors de travailler sur du positif, de dessiner des perspectives pouvant réunir les antiracistes démocrates. Je soutiendrais donc une initiative d’union et de reconstruction visant à construire un pôle antiraciste sur le modèle de SOS Racisme.

    * (un grand merci aussi à Claude Demelenne pour cette analyse sans concessions.)

  6. monteyne
    23/11/2009 à 10:31

    Bonjour,
    Qui peut intenter une action en dissolution judiciaire ?
    Je préfèrerais me cotiser pour ces frais au lieu d’adhérer au MRAX pour avoir un hypothétique droit de vote à une AG ?

    Merci pour les informations déjà rassemblées

    • 23/11/2009 à 10:50

      Voici ce qu’on trouve sur la dissolution judiciaire d’une asbl sur le site cité plus haut (http://www.coj.be/fichejurid26.htm):
      « L’article 18 de la loi relative aux ASBL dispose que le tribunal de première instance peut prononcer à la requête d’un membre, d’un tiers intéressé ou du Ministère public la dissolution de l’association. Toutefois, les causes de dissolution sont énoncées limitativement:
      – l’ASBL doit être hors d’état de remplir ses engagements : cette situation se présente lorsqu’elle ne peut plus poursuivre ses activités (par exemple en cas de blocage des instances de décisions), lorsqu’elle n’exerce plus d’activités depuis plusieurs années ou encore lorsque l’actif est devenu insuffisant.
      elle doit affecter son patrimoine ou les revenus de celui-ci à un autre but que ceux en vue desquels elle a été constituée.
      elle doit contrevenir gravement à ses statuts, à la loi ou à l’ordre public (c’est le cas lorsque l’ASBL développe une activité commerciale à titre principal).
      – elle doit être restée en défaut de satisfaire à l’obligation de déposer ses comptes annuels au greffe pendant au moins trois exercices sociaux consécutifs. L’ASBL peut encore éviter la dissolution si elle dépose ses comptes annuels avant la clôture des débats.
      – elle ne comprend pas au moins trois membres »

  7. 23/11/2009 à 12:06

    @Sophie;: Mais Boulhal est un Frère Musulman, relisez le bien, vous y trouvez toute la « subtilité » de la confrérie. Et pour ceux qui doutent encore, sachez que certains services ont comparé ses absences et prises de congé avec les réunions de la confrérie…
    « Sur la question de la mixité, il est tout à fait inadmissible que des élèves s’excluent du programme scolaire (…) parce qu’ils ne veulent pas se mélanger avec quelqu’un d’un autre genre. (…) On peut prendre d’autres exemples où la mixité ne doit pas être obligatoire. Regardez, d’ailleurs, vous êtes à n’importe quel endroit et les WC ne sont pas mixtes. Et personne ne conteste cela. (…)
    Bien sûr, il faut toute sorte de mixité. Mais attention à ne pas être autoritaire et à exiger qu’on se mélange à tout prix tout le temps. » Boulhal dans une réunion où Nadia était présente
    Vous trouvez de la distance avec le discours de Tariq Ramadan?
    https://quandlemraxdesaxe.wordpress.com/2007/11/17/sur-la-mixite-la-neutralite-les-accommodements-raisonnables-et-le-relativisme-culturel/

    • 23/11/2009 à 13:11

      Si vous avez des sources et références sur ces liens supposés entre R. Bouhlal et les Frères musulmans, je suis preneuse.

  8. 23/11/2009 à 14:19

    Ni Bouhlal, ni Privot! Je crains que ce genre de « statégies » dont les vrais démocrates sont malheureusement (ou heureusement) les champions ne permettent à cette clique de rester au pouvoir et là, le momentum passé ce sera pire que tout. Dehors les anti-démocrates. Retour aux valeurs de la démocratie. Restons ensemble dans le siècle des lumières svp!!!!

  9. BORUCHOWITCH Adi
    24/11/2009 à 11:02

    En résumé, je constate que nous sommes d’accord sur l’essentiel :

    – démissionner Radouane Bouhlal (et, selon moi, prononcer en même temps son exclusion ad vitam aeternam)
    – engager la dissolution pure et simple du MRAX (ce qui implique l’arrêt immédiat de tout subside public – la Belgique survivra sans MRAX pendant quelque temps)
    – instituer une nouvelle association dont l’objet et les statuts s’inspireront des orientations et des principes fondateurs, en prenant soin de les actualiser (pourront ainsi être tenus à l’écart, en sus de Frère Bouhlal, Michaël Privot, Nordine Saïdi et tous les autres indésirables).

    Pour le reste, je me répèterai :
    L’OBSERVATOIRE CITOYEN, réponse bien belge, en demi-teinte, NE RÉSOUDRA RIEN DANS L’IMMÉDIAT, ENCORE MOINS À TERME !

    • 24/11/2009 à 13:29

      Je résumerais plutôt nos accords/désaccords ainsi (comme je vous l’ai déjà écrit ailleurs): « Nous sommes d’accord sur les constats, nous sommes d’accord sur la fin (stop aux dérives actuelles ou création d’une autre entité, basée non plus sur le différentialisme, mais sur le droit à l’indifférence). Nous divergeons sur les moyens: pour faire (très) court, vous prôner une action rapide et bcp plus radicale que moi. »
      Donc, en ce qui concerne la « démission » de RB (et/ou son exclusion) ou la dissolution du MRAX, je diverge fortement de la manière radicale qui semble être la vôtre (exiger coûte que coûte la démission de RB et engager la dissolution pure et simple du MRAX, au mépris, parfois, des règles démocratiques). J’en explique les raisons plus haut.
      La question des financements est autre: le Parlement (qui contrôle l’Exécutif) a joué son rôle et a interrogé la ministre de tutelle qui a commandé un audit. Cet audit prendra un certain temps, certes, mais c’est le jeu démocratique. Et j’ose croire que certains parlementaires garderont ce dossier à l’oeil.
      Le seul point sur lequel nous sommes donc d’accord (en-dehors des constats), c’est le fait que créer une autre association antiraciste semble, de plus en plus, se profiler comme l’alternative.
      Enfin, pour le reste, je me répèterai aussi (copié-collé de Facebook): « @ Adi: dois-je le répéter? le réécrire? Je ne suis PAS l’Observatoire. Et mon blog n’est PAS celui de l’Observatoire. Et ce texte, qui explique pourquoi JE ne signerai pas est MA position, qui n’engage que MOI. Je n’ai aucun problème à continuer le débat (ici ou ailleurs) mais gardez en tête, svp, que ce que je dis/écris n’engage que moi et pas l’Observatoire. »

  10. de Vinck
    24/11/2009 à 21:08

    Avant de créer de telles associations, peut-être serait-il également opportun d’en créer une qui protègerait par voie de justice les « racistes », c’est à dire ceux qui en ont marre de se faire marcher dessus et d’en plus se faire traiter de racistes parce qu’ils ont l’outrecuidance de défendre leurs droits de ne pas vouloir d’écoles avec le voile, de ne pas accepter la burka, de ne pas accepter que notre pays se transforme en république islamiste. Bienvenue pour tous les étrangers qui accepteront de vivre dans notre pays en le respectant et en s’intégrant, tout est prévu pour eux. Quant aux autres….

    • 25/11/2009 à 19:51

      Je suis d’accord avec vous: cette attaque est devenue la meilleure défense des « différentialistes ». Leur tactique: lancer l’anathème « raciste ». Un mot. Et vous devrez perdre plusieurs précieuses minutes (d’autant plus précieuses sur un plateau de télévision) pour (tenter de) vous défaire de cette étiquette trop facilement collée.
      J’en suis persuadée: la plupart de celles et ceux qui défendent une interdiction des signes ostentatoires d’appartenance philosophique ou religieuse à l’école ou dans la sphère institutionnelle (de l’Etat) le font au nom de la laïcité (politique). De même, ceux qui se battent contre le port de la burka le font pour des raisons de sécurité publique ou d’égalité homme-femme.
      Cependant, il ne faut pas non plus feindre d’ignorer que certains sont animés d’autres intentions, beaucoup moins avouables, et qui, elles, recèlent effectivement un caractère raciste. Et cela, je le condamne.
      Il n’en reste pas moins que l’anathème est souvent trop vite jeté, évacuant par là-même toute possibilité de continuer sereinement le débat.
      Quant à votre dernière phrase… je rappellerai seulement que la question des racismes et des discriminations en général ne se borne pas des dichotomies de types « Belges-étrangers », « eux-nous », « bon racistes-mauvais racistes ».
      Enfin, une toute dernière chose: certes, il y a des dérives et il nous faut rester vigilant contre toutes les tentatives de retour à plus de religieux dans la sphère publique, mais quand même, il ne faut pas dramatiser non plus. La Belgique est loin d’être en passe de devenir une république islamique.

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