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Clash en vue au Mrax ?

Clash en vue au Mrax ?

Lors de l’AG de demain soir, convoquée en urgence par les partisans du bureau actuel, les 14 permanents du Mrax prendront la parole et dénonceront les « graves dysfonctionnements » en terme de gestion administrative, logistique et humaine. Ils sont soutenus par les syndicats (Setca-CNE). Les membres du conseil d’administration défendront, pour leur part, leur bilan et solliciteront un vote de confiance de la part de l’assemblée.

Lire l’article: Clash en vue au Mrax ?, Belga, LaLibre.be

Peut-on encore sauver le Mrax ?

Le Mrax (Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie) vit une crise sans précédent. Cette association, vieille de plus de soixante ans, qui fut le pilier de la lutte antiraciste en Belgique, a perdu sa légitimité aux yeux d’une part grandissante de la société civile. (…) Car si certaines attaques portées par quelques trublions de la politique sont clairement infondées, d’autres méritent toute notre attention.

  • Manque d’éthique et inadéquation avec les valeurs de l’antiracisme. Un mouvement antiraciste fort et légitime se doit d’être irréprochable sur le plan éthique. (…)
  • Déni de démocratie interne. Un mouvement antiraciste fort et légitime, se doit d’être un modèle de démocratie. (…)
  • Instrumentalisation de l’antiracisme et déclin du pluralisme. Un mouvement antiraciste fort et légitime, se doit d’être ouvert et pluraliste. Or la diversité interne du Mrax est clairement menacée. (…)

Peut-on encore sauver le Mrax ?

Ce mardi 1er décembre, une Assemblée générale extraordinaire a été convoquée à l’initiative de quelques membres favorables à l’actuel Conseil d’administration et à son président Radouane Bouhlal. Il y sera question de maintenir ou non à la tête du Mouvement le président et les quelques administrateurs qui n’ont pas démissionné. S’ils obtiennent la confiance de l’Assemblée, tout indique que le mode de gouvernance qu’ils ont adopté et que nous jugeons néfaste, sera maintenu. Le Mrax s’enfoncera plus encore dans la tourmente et perdra le peu de légitimité qui lui reste à l’extérieur.
Si, au contraire, une majorité de membres refusent, comme nous, de les soutenir davantage, un long travail de reconstruction, associant toutes les composantes du Mrax, pourra alors être entamé en vue de rétablir une vision positive, pluraliste et fédératrice de l’antiracisme. Gageons que l’unité l’emportera sur l’éclatement.

Lire la carte blanche publiée dans Le Soir et signée par une quinzaine de membres du MRAX qui sont ou ont été des militants actifs au Mrax : Abderrahmane Cherradi (ancien vice-président et ancien secrétaire général), Didier de Laveleye (ancien directeur), Thérèse Frankfort (membre), Pablo Isla Villar (membre), Jean-Marie Leconte (ancien trésorier et ancien coordinateur), Léon Liebmann (membre), Luc Malghem (ancien webmaster), Nicole Mayer (ancienne administratrice et ancienne administratrice déléguée), Bayna Mohcine (ancien juriste), Marco Paulsen (ancien animateur), Carlos Ramírez (ancien animateur), Erdem Resne (ancien attaché de presse), Michel Staszewski (ancien administrateur), Marie-Marth Van Keirsbilck (ancienne directrice adjointe), Boris Wastiau (membre).

Le MRAX entre crachats, discipline et fascisme islamiste

18/11/2009 2 commentaires

@ Parlemento.com

Tu n’as rendu service ni à ta communauté (d’ailleurs tout le monde s’est trompé de penser te donner, en tant que maghrébin, le relai d’une grande cause…) ni à la cause antisémite, antiraciste et anti-xénophobe. Avec arrogance et prétention, tu es devenu l’un des acteurs les plus vils et les plus irresponsables. Ton combat, foulard et assises sur l’islamophobie, fait de toi l’un des talibans les plus écervelés… (Mohamed Belmaïzi, écrivain belgo-marocain, à Radouane Bouhlal)

Extraits:

Ce dimanche (15/11/09), Radouane Bouhlal, Président du MRAX (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie), invité sur la fréquence arabe de la Communauté française de Belgique Radio Almanar, s’en est vivement pris à Alain Destexhe (MR).

Qualifiant les propos du sénateur libéral de “crachats“, Radouane Bouhlal a précisé que les “crachats de Destexhe” ne remettaient en rien en cause la légitimité et le travail du MRAX (…)

Interrogé également sur le conflit social au sein de son organisation (…), Radouane Bouhlal a déclaré qu’il comptait “discipliner” les travailleurs parce qu’en temps de crise, “il convient de faire preuve de discipline“.

Dans un bref message qui lui est adressé, l’écrivain belgo-marocain Mohamed Belmaïzi qualifie le Président du MRAX de “piètre stratège qui a bien commencé et que, personnellement, j’ai sincèrement encouragé, mais qui finit dans la déchéance et l’échec total. Tu n’as rendu service ni à ta communauté (d’ailleurs tout le monde s’est trompé de penser te donner, en tant que maghrébin, le relai d’une grande cause…) ni à la cause antisémite, antiraciste et anti-xénophobe. Walou walou !! Avec arrogance et prétention, tu es devenu l’un des acteurs les plus vils et les plus irresponsables. Ton combat, foulard et assises sur l’islamophobie, fait de toi l’un des talibans les plus écervelés… Et non seulement tu défends l’Etat marocain, qui est un Etat raciste contre les subsahariens, (en outre un Etat de non-droit) mais tu défends aussi le fascisme islamiste. Tu as tout détruit et aujourd’hui tu es ruiné. Tu n’as que ce que tu mérites.”

Mais tout le monde ne partage pas cet avis. Ainsi Mohsin Mouedden (employé à l’association La Cles-Sport à Molenbeek, militant antiraciste et chroniqueur) explique que “l’arrivée de plusieurs dizaines de membres de confessions ou d’origines musulmanes [a] déplut fortement à certains anti-racistes traditionnels ou « bobo » flirtant parfois avec la laïcité philosophique de combat et l’intégrisme athéiste“. Par ailleurs, “on ne pardonne pas au Président du Mrax de s’être engagé avec le CA et la grande majorité des membres de l’AG au côté des étudiantes belges musulmanes exclues de l’Enseignement de la Communauté française ! “, écrit le chroniqueur du Journal du Mardi en s’opposant ainsi frontalement au rédacteur-en-chef du Journal du Mardi, Claude Demelenne.

Mehmet Koksal

MRAX: STOP au financement public des liaisons dangereuses de Radouane Bouhlal ! (dossier)

Conférence de presse d’Alain Destexhe, 13 novembre 2009 – extraits du dossier (lire le texte complet)

Nous avions déjà évoqué plusieurs des égarements du MRAX dans notre livre « Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac », notamment la présence au sein du Bureau de l’association d’un personnage sulfureux en la personne de Nordine Saïdi, lequel a récemment refusé de condamner les attentats suicides et se présente comme un partisan de la négociation avec Oussama Ben Laden.

Nous avons appris hier le « débarquement » du même Nordine Saïdi du Bureau du MRAX par le conseil d’administration de l’association (1). Outre le fait que cette décision constitue un camouflet de taille pour Radouane Bouhlal (lequel disait pourtant de Nordine Saïdi qu’il était quelqu’un de « remarquable » dans une interview au Vif- L’express publiée ce vendredi (2)), il semble que l’intéressé demeure néanmoins membre du conseil d’administration de l’association, de sorte que son influence au sein de celle-ci demeure relativement importante.

(…) il nous a semblé opportun de détailler la situation particulière dans laquelle se trouve aujourd’hui l’association : une organisation financée par d’importants fonds publics et qui véhicule un discours fort éloigné d’un combat antiraciste sérieux et cohérent. Un discours qui, de plus en plus, mérite le qualificatif de « communautariste ».

Du « Plus jamais ça ! » au « club d’autodéfense des musulmans » : l’inquiétante mutation du MRAX

Depuis l’élection de Radouane Bouhlal à sa présidence, en 2004, le MRAX semble s’éloigner de la volonté de pluralisme et d’ouverture défendue par ses fondateurs et leurs successeurs (« une clique d’universitaires blancs, athées et de gauche »,  selon Radouane Bouhlal [Le Vif, 13/11/2009]) en adoptant une posture communautariste transformant petit à petit le mouvement en un « club d’autodéfense des musulmans » [3], pour reprendre les termes employés par l’historienne de gauche Anne Morelli, ancienne vice-présidente du MRAX.

Cette mutation communautariste se caractérise notamment par une indignation sélective récurrente. Ainsi le MRAX (oui, le mouvement contre le racisme, « l’antisémitisme » et la xénophobie) a-t-il brillé par son silence lors des violences antisémites commises par la Ligue arabe européenne en marge de la manifestation pro-palestinienne organisée à Anvers le 31 décembre 2008. Le MRAX est aussi resté étrangement silencieux face aux slogans djihadistes et antisémites entonnés par une partie des participants à la manifestation du 11 janvier 2009 contre l’opération « Plomb durci », alors en cours dans la Bande de Gaza.

La liste est encore longue : partisan des accommodements raisonnables [4] ou encore des statistiques ethniques [5], Radouane Bouhlal (membre d’une ASBL contrôlant et certifiant de la nourriture halal [Le Vif, 13/11/2009]) a également par le passé osé une comparaison (fumeuse) entre les toilettes publiques et les piscines à horaires différenciés pour les hommes et les femmesiv.

L’ensemble de ces éléments factuels ne peut que nous mener à la conclusion suivante : le MRAX, longtemps présenté comme un outil de la lutte antiraciste et de contribution à l’intégration de nos populations d’origine immigrée, est aujourd’hui devenu le fer de lance de revendications aux relents communautaristes qui favorisent au contraire les tensions et, partant, portent atteinte aux valeurs démocratiques en mettant certaines d’entre-elles en danger sous le couvert de la lutte contre « l’islamophobie », (…).

Un Conseil d’administration fantôme et un Bureau monolithique

« Nous sommes un mouvement pluraliste et fier de l’être » [6], déclarait récemment Radouane Bouhlal. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le « pluralisme » de cet organe de gestion – quasiment quotidien – est pour le moins douteux, se caractérisant au contraire par son militantisme et son orientation communautariste.

(…)

Curieux « pluralisme », donc, que celui qui réunit, au sein du Bureau du MRAX, le président et trois de ses proches, dont deux militants de la gauche (très) radicale, acquis à la ligne communautariste défendue par le président de l’association.

(…) Bien que le MRAX se présente comme une association ouverte et pluraliste, son conseil d’administration apparaît en réalité de plus en plus monolithique, (…).

« Bon usage de la laïcité » et apologie du Hamas : les fréquentations douteuses de Radouane Bouhlal

En mai dernier, au cours d’une conférence organisée par l’UEJB, le président du MRAX mis en vente un ouvrage collectif intitulé « Du bon usage de la laïcité » (dont la publication fut relayée sur le site internet de l’association [7]), publié sous la direction de Marc Jacquemain et de Nadine Rosa-Rosso (ancienne secrétaire générale du PTB à l’origine d’une éphémère alliance électorale avec la Ligue Arabe Européenne du sulfureux Abou Jahjah, Nadine Rosa-Rosso est également l’auteure d’une pétition adressée aux futurs députés européens pour qu’ils fassent retirer le Hamas de la liste des organisations terroristes de l’Union européenne [8] et fut candidate – aux côtés de Saïdi – de la liste Egalité lors des dernières élections régionales bruxelloises), dans lequel Jean Bricmont (professeur à l’UCL) se livre (dans un ouvrage qui compte pourtant parmi ses co-auteurs un certain Radouane Bouhlal, président du MRAX) à une apologie du mouvement terroriste palestinien Hamas (dont il vante les « victoires politiques et militaires »iv), avant de s’apitoyer sur les « victimes des lois réprimant le négationnisme ».

Radouane Bouhlal est également proche du cercle des Etudiants arabo-européens de l’ULB (dont Radouane Bouhlal est un habitué des conférences), l’un de ses anciens présidents étant Salim Haouach, administrateur du MRAX. Outre le très controversé Tariq Ramadan, ce cercle estudiantin a notamment invité, en tant que conférencière, Houria Bouteldja, porte-parole des « Indigènes de la République » , organisation connue pour sa sympathie affichée envers le Hamas et le Hezbollah (qualifiés de « mouvements de résistanceiii) ainsi que pour ses déclarations controversées (voire, racistes) à l’égard des « souchiens » (comprenez : les « Blancs »), terme auquel Radouane Bouhlal préfère cependant celui de « visage pâle ». Il est à noter que la description, habituellement dépeinte par les « Indigènes de la République », des sociétés occidentales (caractérisées, selon eux, par l’oppression d’une majorité « blanche » sur les minorités ethniques et religieuses) se retrouve en partie dans un article mis en ligne sur le site du MRAX en 2005 et dénonçant « le privilège blanc » [9].

Un mouvement cadenassé de l’intérieur

Le financement public du MRAX : plus de 3 millions d’euros en toute discrétion

Conclusion : un enjeu plus que symbolique

[Le MRAX est devenu] une association qui a fait le choix de l’alliance objective avec un courant idéologique qui promeut une société caractérisée par l’accentuation des différences identitaires, prélude à l’émergence de valeurs concurrentes aux droits fondamentaux au sein même de notre pays, une association qui galvaude le terme « liberticide » (risquant par là même de banaliser le discours raciste) tout en maintenant un harcèlement judiciaire contre les institutions (notamment les écoles ayant adopté un règlement d’ordre intérieur interdisant le port de signes religieux ostentatoires) refusant d’adhérer à la ligne communautariste dont il est aujourd’hui devenu l’un des plus puissants lobbies.

MRAX: Stop au financement public des liaisons dangereuses de Radouane Bouhlal

@ Alain Destexhe: blog 2009

Ce matin, j’ai eu l’occasion de présenter un document de quelques pages faisant le point sur la dérive inquiétante du MRAX. Mutation communautariste, pluralisme de façade de ses organes de gestion, fréquentations plus que douteuses de son président (Radouane Bouhlal), l’association antiraciste brille également (et surtout) par l’opacité de son financement public et sa gestion controversée de plusieurs millions d’euros provenant des subsides octroyés par la Communauté française, mais aussi par les autres niveaux de pouvoir (COCOF, Etat fédéral – notamment dans le cadre des « Assises de l’interculturalité », etc.)

Je ne peux que dénoncer avec force la situation actuelle, dans laquelle le contribuable finance une association au service d’une idéologie contraire aux valeurs démocratiques, et réitère ma demande de suspension immédiate des importants subsides dont bénéficie le MRAX.

Vous pouvez consulter ce document ainsi que le communiqué de presse qui l’accompagne.

Pour ceux que cela intéresse, après avoir organisé des « Assises de l’islamophobie », le MRAX organise ce soir une soirée thématique consacrée à l’islamophobie à l’école. Il va sans dire que nous attendons avec impatience les soirées « L’islamophobie à la montagne », « L’islamophobie en avion » et, bien entendu, l’incontournable « L’islamophobie à la plage », qui pourrait aborder l’épineuse question de la légalisation du port du burkini.

Alain Destexhe

Plus raciste que le MRAX, tu meurs !

@ Père UBU

Après la guerre, un groupe d’anciens résistants fonde l’Union des Juifs contre le racisme et l’antisémitisme.
Les membres du Comité de Défense des Juifs, formé par Gert et Yvonne Jospa dès septembre 1942, viennent de tous les horizons politiques et confessionnels.

LE CHANT DES PARTISANS
La résistance armée, à laquelle participent de nombreux Belges joue un rôle un rôle fondamental. Les partisans, essentiellement des communistes, bundistes et carolos : Rick Szyfer, des Bruxellois, Jacques et Lina Loïtzanski. Ils cachent des aviateurs anglais et des enfants, attaquent les nazis, font sauter des voies de chemin de fer. On peut aussi rappeler l’attaque du XXème convoi qui constitue un fait unique dans la résistance : 19 avril 1943, un train quitte la caserne Dossin à Malines, 1.631 déportés, sous les Schmeissers des nazis de la “Schutzpolizei”. Malgré la riposte des SS, 3 partisans libèrent 236 déportés avant de repartir vers Auschwitz.

LE TRANSFORMISME DES VALEURS PAR RADOUANE BOUHLAL
Le président suprême du Mrax, Radouane Bouhlal, falsifie les engagements de résistance éthique en propagande irrédentiste de la communauté musulmane. Reniant les valeurs de tolérance et de lumières originelles : il propage le port du voile y compris l’obligation pour les mineures d’âge sous prétexte de stigmatisation, le burkini dans les piscines, les signes ostentatoires dans les administrations publiques, alibi anti-discriminatoire et l’application de la charia comme modèle de tolérance.

RADOUANE BOULHAL, DESPOTE OBSCURANTISTE ?
Ce vendredi 23 octobre, une majorité du personnel du MRAX, part en grève. Les travailleurs protestent en front commun syndical Setca/CNE, contre les conditions de travail déplorables, harcèlement moral généralisé, et la place trop impudente du Guide Radouane Bouhlal. “Le Mrax est devenu la chose du président. […] Le site internet de l’asbl est devenu la vitrine du seul président, qui ne se préoccupe que de sa visibilité, au mépris d’une approche pluraliste et multithématique de l’antiracisme”, s’indignent les collaborateurs via internet et les medias .
Simultanément, les exploités de “l’anti-racisme” présentent leur cahier de doléance à la présidence : non-respect des procédures de sélection pour de nouveaux postes, ou les menaces qui pèsent sur leurs propres emplois: “Radouane Bouhlal a en effet déclaré ouvertement qu’en 2009 et 2010, il procéderait à une série de licenciements”.

JE COMPRENDS LES ATTENTATS SUICIDES
“3.000 morts : faut discuter, même avec Ben Laden”, revendique Nordine Saïdi, administrateur du Mrax.
“En tout cas, je m’interdis de condamner des faits sans parler des causes”. L’administrateur du Mrax, tête de liste pour le parti “Egalité” à Bruxelles revendique :
“Oui, je refuse de condamner ces attentats terroristes, aussi si on ne peut parler des causes qui produisent ces faits-là. Il y a eu 3.000 morts ? ….mais je refuse de condamner les personnes qui exécutent de tels actes en me basant uniquement sur l’une des parties et sans connaître l’avis de l’autre partie. Si on veut éviter les attentats, il faudra un moment accepter de discuter même avec Ben Laden“ !

FACE A CES DERIVES ALAIN DESTEXHE EXIGE LA FIN DU FINANCEMENT DU MRAX
Le sénateur Alain Destexhe [MR] a pertinemment réclamé dimanche 25 octobre sur RTL TVI la suspension du financement public du MRAX. Il pourfend non seulement la présence dans cette pseudo ONG de Nordine Saïdi, militant de l’islam radical mais aussi les pratiques du Président autocratique qui exige la mise à mort de la séparation entre l’Etat et de la Charia.

CRUEL RETOURNEMENT DE L’HISTOIRE !
Au départ un mouvement d’authentiques résistants confisqué par des falsificateurs de la mémoire entrainés par un apologiste des kamikazes associé à un antisioniste autoproclamé notoire et fier de l’être !

“Comme le tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les juifs, que tu es seulement antisioniste. A cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : Quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent juifs, et ceci est la vérité même de Dieu. L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi”.
Pasteur Martin Luther King Août 1967.

Dada UBU

« Il faut une nouvelle initiative pour lutter contre le racisme »

@ Metro

Le malaise au sein du MRAX ne laisse pas indifférents les anciens administrateurs comme Anne Morelli qui dénoncent les problèmes depuis des années. L’historienne et ancienne vice-présidente du MRAX nous fait part de son inquiétude.

D’où vient le malaise au sein du MRAX?

«Le problème date en réalité de plusieurs années. En fait, il est lié à la présidence actuelle. J’ai essayé de me réinvestir à plusieurs reprises. Mais je l’ai quitté et d’autres personnalités progressistes aussi au fur et à mesure. Je suis une militante de l’antiracisme, pas d’un club d’autodéfense des musulmans. Depuis la présidence de Radouane Bouhlal, on ne parle plus que de l’islamophobie et le MRAX a délaissé les autres dossiers comme la défense des sans-papiers

Faut-il suspendre son financement?

«Je ne suis pas favorable à une telle décision qui mettrait en danger les personnes qui y travaillent. Mais je comprendrais une mesure de rétorsion à partir du moment où le MRAX ne remplit plus ses objectifs d’origines.»

Peut-on encore sauver le MRAX?

«Je ne suis plus aussi optimiste. Car Radouane Bouhlal a recruté suffisamment de personnes pour bloquer toute initiative qui irait à son encontre. Si le MRAX ne défend plus que les musulmans, il faudra lancer une nouvelle initiative pour lutter contre le racisme.»

Francesco Randisi

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L’antiracisme en crise

@ Regards

Le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (MRAX) est confronté à une crise identitaire depuis quelques années. Comment concilier la vision universaliste des intellectuels progressistes et les aspirations identitaires des jeunes issus de l’immigration ? Tel est le problème que le très controversé Président du MRAX ne parvient pas résoudre.

Le MRAX se porte mal. Un nombre anormal de permanents y ont été licenciés, une grève a éclaté l’année même de ses 60 ans et de nombreux militants ont quitté cette référence historique du combat antiraciste. Un site internet (sauvonslemrax.blogspot.com) a même été créé pour dénoncer son évolution depuis l’accession à la présidence de Radouane Bouhlal en 2004. En apparence, on se situe face à un problème de fonctionnement qui pourrait surgir au sein de n’importe quelle association. Selon un ancien administrateur qui a pris ses distances depuis peu, « le MRAX a toujours eu un problème structurel de gestion et d’autorité. Il existait bien avant l’accession à la présidence de Radouane Bouhlal. Mais ce dernier est arrivé avec beaucoup d’énergie et d’envie de bien faire, et peut-être trop d’autoritarisme ».

Défense de l’islam et du voile

Cette crise doit être replacée dans le contexte plus large du mouvement antiraciste européen. Elle est le produit d’une tension entre deux dimensions de la lutte antiraciste de plus en plus difficiles à concilier : l’antiracisme comme l’affirmation universaliste du droit à la ressemblance ou l’indifférence et l’antiracisme envisagé comme la proclamation du droit à la différence. La conception universaliste est portée par des élites progressistes qui ont longtemps dominé le mouvement antiraciste.
« On a assisté à l’émergence de personnes issues des communautés immigrées qui souhaitaient prendre directement leur sort en main, mais sans s’en remettre pour leur défense à la seule sollicitude de cette élite », explique Henri Goldman, rédacteur en chef de la revue Politique et ancien administrateur du MRAX. « Cela a suscité des clivages importants car ces nouvelles figures envisageaient différemment le combat antiraciste. La Belgique n’a pas échappé à cette division. Au sein du MRAX, une nouvelle génération issue de l’immigration, incarnée par le président actuel, Radouane Bouhlal, occupe désormais presque tout l’espace ».
Cette nouvelle génération considère que le facteur religieux doit être inclus dans la lutte contre le racisme. Cela pose toutefois de nombreux problèmes car on entre dans des débats délicats qui exigent la clarté sur toute une série de notions encore très floues.
La question de l’islam, sur laquelle le président du MRAX intervient souvent, constitue une réelle tension au sein de la société qui ne doit pas être traitée sous l’angle de la lutte antiraciste aux yeux d’une part importante « d’anciens » du MRAX. Pour certains, comme Anne Morelli, professeur d’histoire des religions à l’ULB et ancienne administratrice du MRAX, ce nouveau positionnement s’apparente à un repli communautaire qui ne correspond pas au projet des fondateurs : « Le MRAX s’est recentré sur la défense des musulmans. Il est devenu un lobby d’autodéfense d’un groupe particulier et ne s’intéresse plus guère aux autres questions. Il met toutes ses forces à défendre l’islam et le voile. Ce n’est absolument pas mon combat. C’est même exactement l’inverse de ce que je conçois en matière de lutte contre le racisme  ». De nombreux militants laïques regrettent d’ailleurs le ton accusateur du MRAX à l’égard de la laïcité. Ceux qui ont observé cette évolution de près prennent pourtant soin de rappeler que cette orientation plus communautariste s’est développée bien avant Radouane Bouhlal, sous l’impulsion de la présidente Thérèse Mangot et de la directrice Carole Grandjean. « C’est avec elles que le MRAX s’est investi dans la défense du droit des lycéennes de porter le foulard à l’école. Ce qui a provoqué une première vague de ruptures de personnes en désaccord sur le fond », rappelle Henri Goldman. « Une deuxième vague de ruptures fait suite à l’arrivée de Radouane Bouhlal à la présidence qui marquait l’irruption d’un leadership arabo-musulman dans une association antiraciste. A partir de là, la composition ethnoculturelle du MRAX, alors majoritairement “belgo-belge”, voire judéo-chrétienne, a commencé à changer. Le recrutement s’est fait essentiellement en direction des populations arabo-musulmanes ». Radouane Bouhlal assume ce repositionnement : « Je ne pense pas avoir rompu avec l’histoire du mouvement. Il fallait qu’il redevienne un mouvement populaire et offensif comme il le fut dans les années 70 et 80 lorsqu’il proposait des mesures comme une loi contre le racisme ou un statut pour les étrangers ».

Une organisation personnalisée

Si tout le monde constate une focalisation du MRAX sur le facteur religieux, Radouane Bouhal estime pourtant qu’il n’a pas transformé le mouvement en un lobby de défense de l’islam : « Lors de l’affaire des caricatures de Mahomet, je suis entré en conflit avec l’Union des mosquées de Bruxelles qui suggérait l’adoption d’une loi interdisant le blasphème. Nous leur avons clairement dit qu’elle se trompait. Il est inadmissible de discriminer ou de stigmatiser des personnes musulmanes, mais l’islam en tant que religion peut être critiqué comme toutes les autres religions ».
Cette prise de position n’a cependant pas empêché le MRAX de poursuivre devant le Conseil d’Etat des écoles n’autorisant pas le port du voile islamique. De nombreux sympathisants du MRAX partageant pleinement ses conceptions en ce qui concerne les signes religieux et les « accommodements raisonnables », ont toutefois le sentiment que ce mouvement antiraciste a négligé d’autres problématiques importantes. « La question des sans-papiers et celle des étrangers en situation irrégulière constitue un aspect important de la lutte contre la xénophobie qui doit être poursuivi au même titre que la lutte contre le racisme », déclare Nicole Mayer, sociologue et ancienne administratrice du MRAX. «  Depuis quelques années, j’ai essayé de défendre ce point de vue auprès du conseil d’administration. J’ai été écoutée mais pas entendue ». Sans nier l’importance de la défense des sans-papiers, le président du MRAX admet que la lutte contre les discriminations doit être la priorité du mouvement : 
« Le MRAX s’est désinvesti de la problématique des sans-papiers parce qu’il fallait se réinvestir dans la lutte contre les discriminations au quotidien. La question des sans-papiers demeure néanmoins toujours essentielle pour le MRAX : nous avons mis en place une task force sur la régularisation qui propose une aide aux sans-papiers dans leur procédure, et nous avons étendu les heures de nos permanences jusqu’à 20h ».
Personne ne conteste que des divergences idéologiques ou stratégiques puissent exister au sein d’un mouvement antiraciste. «  Mais cela devient intenable lorsque le président considère les orientations du MRAX comme ses orientations personnelles et veut à lui seul incarner l’organisation. C’est à ce stade que les divergences idéologiques rejoignent le problème de gestion interne du MRAX », regrette Nicole Mayer. La personnalisation n’est pas pour autant mauvaise en soi si le président parvient à dynamiser le mouvement et lui donner un souffle nouveau. « Qui se souvient du MRAX d’avant Radouane Bouhlal ? », s’interroge un jeune sympathisant. « Il fallait incontestablement réveiller les militants et prendre les choses en mains mais Radouane Bouhlal a été emporté dans son élan. Il est allé beaucoup trop loin dans la personnalisation. C’est une bonne chose d’avoir une figure identifiable mais il ne faut pas tomber dans l’excès ».

Fuite des intellectuels progressistes

Cette personnalisation du MRAX a accéléré l’inflation de critiques à l’égard de Radouane Bouhlal. Parmi celles-ci, ses relations trop étroites avec le pouvoir marocain reviennent souvent. Pour Henri Goldman, le style de la présidence a incontestablement changé : « Il renvoie à une personnalité clivante. Ce qui peut créer des phénomènes de rejet chez les uns et d’adhésion forte chez les autres. Ce que le MRAX a gagné en légitimité auprès de l’immigration arabo-musulmane, il l’a perdu auprès d’intellectuels progressistes qui sont partis, bien qu’ils n’aient pas forcément de désaccords sur le fond. Or, on ne peut imaginer un mouvement qui ne fonctionne que sur un seul pied. Les intellectuels progressistes, riches de leur expertise, doivent pouvoir coexister avec des jeunes issus de l’immigration. Si cette coexistence devait se révéler impossible, le MRAX n’aurait pas d’avenir ».
Le malaise est réel, d’autant plus que la passion est si forte que toute manifestation d’autorité prend une dimension identitaire qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Le problème structurel de gestion et l’hyper-présidence de Radouane Bouhlal n’ont malheureusement pas permis d’envisager sereinement le problème de la place du religieux dans la lutte contre le racisme. Personne n’a encore trouvé la baguette magique pour traiter correctement les discriminations religieuses dans le cadre des discriminations raciales sans en faire trop et surtout, sans remettre en cause les principes de laïcité.

Nicolas Zomersztajn @ Regards, 06/10/2009