Le MRAX entre crachats, discipline et fascisme islamiste

18/11/2009 2 commentaires

@ Parlemento.com

Tu n’as rendu service ni à ta communauté (d’ailleurs tout le monde s’est trompé de penser te donner, en tant que maghrébin, le relai d’une grande cause…) ni à la cause antisémite, antiraciste et anti-xénophobe. Avec arrogance et prétention, tu es devenu l’un des acteurs les plus vils et les plus irresponsables. Ton combat, foulard et assises sur l’islamophobie, fait de toi l’un des talibans les plus écervelés… (Mohamed Belmaïzi, écrivain belgo-marocain, à Radouane Bouhlal)

Extraits:

Ce dimanche (15/11/09), Radouane Bouhlal, Président du MRAX (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie), invité sur la fréquence arabe de la Communauté française de Belgique Radio Almanar, s’en est vivement pris à Alain Destexhe (MR).

Qualifiant les propos du sénateur libéral de “crachats“, Radouane Bouhlal a précisé que les “crachats de Destexhe” ne remettaient en rien en cause la légitimité et le travail du MRAX (…)

Interrogé également sur le conflit social au sein de son organisation (…), Radouane Bouhlal a déclaré qu’il comptait “discipliner” les travailleurs parce qu’en temps de crise, “il convient de faire preuve de discipline“.

Dans un bref message qui lui est adressé, l’écrivain belgo-marocain Mohamed Belmaïzi qualifie le Président du MRAX de “piètre stratège qui a bien commencé et que, personnellement, j’ai sincèrement encouragé, mais qui finit dans la déchéance et l’échec total. Tu n’as rendu service ni à ta communauté (d’ailleurs tout le monde s’est trompé de penser te donner, en tant que maghrébin, le relai d’une grande cause…) ni à la cause antisémite, antiraciste et anti-xénophobe. Walou walou !! Avec arrogance et prétention, tu es devenu l’un des acteurs les plus vils et les plus irresponsables. Ton combat, foulard et assises sur l’islamophobie, fait de toi l’un des talibans les plus écervelés… Et non seulement tu défends l’Etat marocain, qui est un Etat raciste contre les subsahariens, (en outre un Etat de non-droit) mais tu défends aussi le fascisme islamiste. Tu as tout détruit et aujourd’hui tu es ruiné. Tu n’as que ce que tu mérites.”

Mais tout le monde ne partage pas cet avis. Ainsi Mohsin Mouedden (employé à l’association La Cles-Sport à Molenbeek, militant antiraciste et chroniqueur) explique que “l’arrivée de plusieurs dizaines de membres de confessions ou d’origines musulmanes [a] déplut fortement à certains anti-racistes traditionnels ou « bobo » flirtant parfois avec la laïcité philosophique de combat et l’intégrisme athéiste“. Par ailleurs, “on ne pardonne pas au Président du Mrax de s’être engagé avec le CA et la grande majorité des membres de l’AG au côté des étudiantes belges musulmanes exclues de l’Enseignement de la Communauté française ! “, écrit le chroniqueur du Journal du Mardi en s’opposant ainsi frontalement au rédacteur-en-chef du Journal du Mardi, Claude Demelenne.

Mehmet Koksal

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Le MRAX, dans la tourmente, tente de se défendre

@ RTBFinfo.be

Le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie connait des heures délicates: conflit social, contestation de la ligne tracée par le président, Radouane Boulhal, licenciement du directeur, plaintes… Une déferlante qui pourrait lui coûter cher.

(…)

Une AG extraordinaire bientôt convoquée

Quoi qu’il en soit, Alain Destexhe a mis en lumière un dossier qui présente toutes les apparences de la déglingue. Car le MRAX vit sur un volcan depuis de nombreux mois. Son directeur, Didier de Laveleye, a été licencié pour faute grave et est aujourd’hui accusé d’être le responsable de la « très mauvaise gestion administrative, financière et des ressources humaines » de l’association, ainsi que le stipule un communiqué de l’association. Une mauvaise gestion que ce qu’il reste du conseil d’administration (cinq des treize membres élus en 2007 ont depuis démissionné) estime être la cause de l’inspection diligentée par la Communauté française.

Sans compter les arrêts de travail qui ont également mis en lumière l’ampleur du malaise interne et la contestation à l’égard de la ligne défendue par Radouane Boulhal. Ce dernier, à qui de nombreuses personnes reconnaissent une volonté farouche de positionner le MRAX comme une acteur de premier plan des politiques interculturelles et d’égalité des chances, est mis en cause pour son autoritarisme et son manque de diplomatie. Depuis peu, les langues se délient pour contester également les conditions dans lesquelles cet ancien membre du cabinet de Jean-Marc Nollet a pris le contrôle de l’organisation, ainsi que le souligne le Vif.

Mais de tout cela, il n’en est pas question dans le communiqué publié le vendredi 13 novembre par le conseil d’administration: l’affaire Nordine Saïdi est fortement relativisée et les problèmes de gestion sont mis à charge du seul directeur licencié. Le Conseil d’administration ne nie pas les problèmes mais se défend d’en être responsable en quoi que ce soit. Et de citer un passage du courrier de soutien par lequel des dizaines de signataires demandent la convocation d’une assemblée générale extraordinaire, disant ne pas comprendre pourquoi « c’est le CA qui est accusé de mauvaise gestion financière, administrative et de ressources humaines, alors que… en principe, cette gestion relève de la responsabilité des travailleurs eux-mêmes et de leur directeur en fonction depuis plus de 4 ans ». Et même s’il est nommément mis en cause par certains travailleurs, Radouane Boulhal est épargné par le Conseil d’administration. Il échappe à toute critique et toute remise en cause de son action.

Une assemblée générale va donc être convoquée prochainement. Le MRAX espère manifestement qu’elle permettra de tourner la page puisque, au terme de celle-ci, « sera alors votée une motion qui constituera la feuille de route claire et assumée pour sortir de la crise ».

(…)

T. Nagant avec Belga (16/11/2009)

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Un Observatoire citoyen pour contrôler le MRAX

15/11/2009 1 commentaire

Communiqué de presse

Un Observatoire citoyen du MRAX a été créé, ce dimanche 15 novembre, à Bruxelles.
La mission de cet Observatoire citoyen sera triple :
1. Suivre les actions du MRAX.
2. Anayser les nombreux dysfonctionnements de cette association.
3. Sensibiliser les pouvoirs publics à la dérive islamo-gauchiste du MRAX sous la présidence de Radouane Bouhlal.

Dans les prochaines semaines, des membres de l’Observatoire adhéreront au MRAX pour :
– Y mener un combat antiraciste sans oeillère.
– Assurer le rétablissement du pluralisme dan les instances dirigeantes du MRAX.
– Veiller à ce qu’une Assemblée générale aux ordres, organisée à la hâte, ne soit transformée en plébiscite pour l’actuel président.

En stigmatisant ceux qu’il appelle « les visages pâles » et « la clique d’universitaires blancs », M.Radouane Bouhlal joue la carte du racisme anti-Blanc.
En qualifiant de « personne remarquable », M.Nordine Saïdi, exclu ce 9 novembre du Bureau du MRAX pour avoir publié des textes antisémites sur son blog, M.Radoaune Bouhlal banalise le racisme anti-Juif.
L’Observatoire du MRAX constate, par ailleurs, que le MRAX est devenu une machine à déposer plainte contre ceux qui, à l’instar du sénateur Alain Destexhe, s’opposent aux militants de l’islam radical.

Le MRAX actuel nuit gravement au vrai combat anti raciste.

Le porte-parole de l’Observatoire citoyen du MRAX sera le journaliste Claude Demelenne, coauteur avec Alain Destexhe du livre « Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac », ouvrage qui, le mois dernier, a révélé l’infiltration du MRAX par des militants de l’islam radical.

Claude DEMELENNE

Le MRAX s’apprête à déposer plainte contre Alain Destexhe

13/11/2009 1 commentaire

@ 7sur7.be

Le président du MRAX, Radouane Bouhlal, a indiqué vendredi avoir chargé son avocat de « considérer plus en profondeur » les propos « tout à fait abusifs et outranciers » tenus a son endroit par le sénateur de Communauté Alain Destexhe (MR) qui l’a accusé de tenir un discours raciste anti-blanc. Plainte sera « probablement » déposée « au pénal, pour calomnie et diffamation, et au civil, avec à la clé une demande en dommage et intérêts à verser au MRAX », a précisé M. Bouhlal.

Bouhlal compare Destexhe à Le Pen et au Vlaams Belang

« Je m’étonne et je m’insurge face à la réutilisation d’un discours né de l’ère Le Pen en France, et qui hormis au Vlaams Blok Belang, n’avait jamais été au devant de l’actualité politique en Belgique », a réagi vendredi M. Bouhlal. « L’intégration du lexique de l’extrême droite française dans le vocabulaire politique est une première chez nous. Je ne nie pas que les citoyens belgo-belges, blancs, ou je ne sais comment les appeler puissent être victimes de racisme. Mais dans le cas présent, on crée une opposition d’un camp contre l’autre », a-t-il précisé.

Exigeant l’arrêt du financement public du MRAX, Alain Destexhe a publiquement accusé vendredi le président de l’association, Radouane Bouhlal, de tenir un discours raciste anti-blanc.

« Visages pâles »

M. Destexhe estime inacceptable que ce dernier ait fait du MRAX un mouvement « communautariste », qu’il s’entoure de personnalités faisant « l’apologie du Hamas », organisation pourtant considérée comme terroriste par l’Union européenne, et qu’il se laisse aller à des déclarations stigmatisant les « visages pâles ».

« Le MR est en train de régresser et de revenir aux pires années du libéralisme, celles de l’ère Gol et ses lois contre les étrangers. Louis Michel et dans sa foulée, Didier Reynders avaient réussi, avec beaucoup d’énergie à opérer un revirement mais, visiblement affaibli, M. Reynders est aujourd’hui dépassé par une dérive populiste, celle des nouveaux réactionnaires de droite », a commenté M. Bouhlal.

(belga/th)

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Nouvel arrêt de travail du MRAX et visite de l’inspection

@ 7sur7.be

Le front commun syndical SETCa-CNE du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (MRAX) annonce que les travailleurs de l’asbl « observeront une nouvelle fois un arrêt de travail d’une heure ce vendredi à 11 heures, au moment de la visite de l’inspection de la Communauté française ».

« Les travailleurs ont choisi d’organiser un arrêt de travail à ce moment précis afin de dénoncer les pressions exercées par le conseil d’administration sur certains travailleurs du MRAX en utilisant comme menace tacite la venue de cette inspection », annonce la délégation syndicale dans un communiqué. Par cette action, les travailleurs souhaitent aussi « exprimer leur désarroi face à l’annonce au début du mois du licenciement pour faute grave du directeur du MRAX Didier de Laveleye qui s’était exprimé en soutien à un précédent arrêt de travail, organisé le 23 octobre, pour dénoncer des dysfonctionnements graves et qui est aujourd’hui accusé à tort d’orchestrer les actions syndicales ».

« Cet écartement soudain, peu de temps avant l’arrivée de l’inspection de la Communauté française, ne nous rassure guère. Pire, il nous conforte dans l’idée que la politique de licenciement appliquée par le conseil d’administration reste une manière favorite pour résoudre ‘les problèmes internes’ au MRAX », écrit la délégation syndicale.

Depuis l’accession de Radouane Bouhlal à la présidence du MRAX en 2004, l’asbl a déjà connu plusieurs mouvements de contestation en son sein qui dénonçaient, notamment, la gestion abusive des ressources humaines.

(belga)

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Nordine Saïdi exclu du Mrax

@ DHnet.be

Le 8 octobre, il avait été demandé à Nordine Saïdi de retirer de son blog des textes « glissant vers l’antisémitisme et le négationnisme »

Le conseil d’administration du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (Mrax) a décidé d’exclure Nordine Saïdi de son bureau suite à son refus de retirer de son blog des textes antisémites, indique Le Soir vendredi. L’Asbl tiendra une assemblée générale extraordinaire le 1er décembre. Le 23 octobre, le personnel du Mrax avait observé un arrêt de travail. Il dénonçait les méthodes de gestion musclées, le licenciement du directeur, ou encore le non-respect du règlement intérieur. Entre les travailleurs et le président du conseil d’administration Radouane Bouhlal, le conflit est ouvert depuis.

Le 8 octobre, il avait été demandé à Nordine Saïdi de retirer de son blog des textes « glissant vers l’antisémitisme et le négationnisme », selon le conseil d’administration. Après son refus, le CA l’a exclu du bureau du Mrax lundi.
Régulièrement taxé d’islamisme par ses détracteurs, Nordine Saïdi se défend: « Ce blog existe depuis quatre ans. Il contient plus de 3.500 textes. J’ai demandé l’avis d’experts, d’avocats, de militants juifs,…J’ai représenté l’asbl dans un colloque sur le racisme en France. Et tout à coup on m’exclut. Pourquoi maintenant? », s’interroge-t-il.

Le 1er décembre, le Mrax tiendra une assemblée générale extraordinaire. Le conseil d’administration estime que « les intérêts de l’association l’exigent ».

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MRAX: STOP au financement public des liaisons dangereuses de Radouane Bouhlal ! (dossier)

Conférence de presse d’Alain Destexhe, 13 novembre 2009 – extraits du dossier (lire le texte complet)

Nous avions déjà évoqué plusieurs des égarements du MRAX dans notre livre « Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac », notamment la présence au sein du Bureau de l’association d’un personnage sulfureux en la personne de Nordine Saïdi, lequel a récemment refusé de condamner les attentats suicides et se présente comme un partisan de la négociation avec Oussama Ben Laden.

Nous avons appris hier le « débarquement » du même Nordine Saïdi du Bureau du MRAX par le conseil d’administration de l’association (1). Outre le fait que cette décision constitue un camouflet de taille pour Radouane Bouhlal (lequel disait pourtant de Nordine Saïdi qu’il était quelqu’un de « remarquable » dans une interview au Vif- L’express publiée ce vendredi (2)), il semble que l’intéressé demeure néanmoins membre du conseil d’administration de l’association, de sorte que son influence au sein de celle-ci demeure relativement importante.

(…) il nous a semblé opportun de détailler la situation particulière dans laquelle se trouve aujourd’hui l’association : une organisation financée par d’importants fonds publics et qui véhicule un discours fort éloigné d’un combat antiraciste sérieux et cohérent. Un discours qui, de plus en plus, mérite le qualificatif de « communautariste ».

Du « Plus jamais ça ! » au « club d’autodéfense des musulmans » : l’inquiétante mutation du MRAX

Depuis l’élection de Radouane Bouhlal à sa présidence, en 2004, le MRAX semble s’éloigner de la volonté de pluralisme et d’ouverture défendue par ses fondateurs et leurs successeurs (« une clique d’universitaires blancs, athées et de gauche »,  selon Radouane Bouhlal [Le Vif, 13/11/2009]) en adoptant une posture communautariste transformant petit à petit le mouvement en un « club d’autodéfense des musulmans » [3], pour reprendre les termes employés par l’historienne de gauche Anne Morelli, ancienne vice-présidente du MRAX.

Cette mutation communautariste se caractérise notamment par une indignation sélective récurrente. Ainsi le MRAX (oui, le mouvement contre le racisme, « l’antisémitisme » et la xénophobie) a-t-il brillé par son silence lors des violences antisémites commises par la Ligue arabe européenne en marge de la manifestation pro-palestinienne organisée à Anvers le 31 décembre 2008. Le MRAX est aussi resté étrangement silencieux face aux slogans djihadistes et antisémites entonnés par une partie des participants à la manifestation du 11 janvier 2009 contre l’opération « Plomb durci », alors en cours dans la Bande de Gaza.

La liste est encore longue : partisan des accommodements raisonnables [4] ou encore des statistiques ethniques [5], Radouane Bouhlal (membre d’une ASBL contrôlant et certifiant de la nourriture halal [Le Vif, 13/11/2009]) a également par le passé osé une comparaison (fumeuse) entre les toilettes publiques et les piscines à horaires différenciés pour les hommes et les femmesiv.

L’ensemble de ces éléments factuels ne peut que nous mener à la conclusion suivante : le MRAX, longtemps présenté comme un outil de la lutte antiraciste et de contribution à l’intégration de nos populations d’origine immigrée, est aujourd’hui devenu le fer de lance de revendications aux relents communautaristes qui favorisent au contraire les tensions et, partant, portent atteinte aux valeurs démocratiques en mettant certaines d’entre-elles en danger sous le couvert de la lutte contre « l’islamophobie », (…).

Un Conseil d’administration fantôme et un Bureau monolithique

« Nous sommes un mouvement pluraliste et fier de l’être » [6], déclarait récemment Radouane Bouhlal. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le « pluralisme » de cet organe de gestion – quasiment quotidien – est pour le moins douteux, se caractérisant au contraire par son militantisme et son orientation communautariste.

(…)

Curieux « pluralisme », donc, que celui qui réunit, au sein du Bureau du MRAX, le président et trois de ses proches, dont deux militants de la gauche (très) radicale, acquis à la ligne communautariste défendue par le président de l’association.

(…) Bien que le MRAX se présente comme une association ouverte et pluraliste, son conseil d’administration apparaît en réalité de plus en plus monolithique, (…).

« Bon usage de la laïcité » et apologie du Hamas : les fréquentations douteuses de Radouane Bouhlal

En mai dernier, au cours d’une conférence organisée par l’UEJB, le président du MRAX mis en vente un ouvrage collectif intitulé « Du bon usage de la laïcité » (dont la publication fut relayée sur le site internet de l’association [7]), publié sous la direction de Marc Jacquemain et de Nadine Rosa-Rosso (ancienne secrétaire générale du PTB à l’origine d’une éphémère alliance électorale avec la Ligue Arabe Européenne du sulfureux Abou Jahjah, Nadine Rosa-Rosso est également l’auteure d’une pétition adressée aux futurs députés européens pour qu’ils fassent retirer le Hamas de la liste des organisations terroristes de l’Union européenne [8] et fut candidate – aux côtés de Saïdi – de la liste Egalité lors des dernières élections régionales bruxelloises), dans lequel Jean Bricmont (professeur à l’UCL) se livre (dans un ouvrage qui compte pourtant parmi ses co-auteurs un certain Radouane Bouhlal, président du MRAX) à une apologie du mouvement terroriste palestinien Hamas (dont il vante les « victoires politiques et militaires »iv), avant de s’apitoyer sur les « victimes des lois réprimant le négationnisme ».

Radouane Bouhlal est également proche du cercle des Etudiants arabo-européens de l’ULB (dont Radouane Bouhlal est un habitué des conférences), l’un de ses anciens présidents étant Salim Haouach, administrateur du MRAX. Outre le très controversé Tariq Ramadan, ce cercle estudiantin a notamment invité, en tant que conférencière, Houria Bouteldja, porte-parole des « Indigènes de la République » , organisation connue pour sa sympathie affichée envers le Hamas et le Hezbollah (qualifiés de « mouvements de résistanceiii) ainsi que pour ses déclarations controversées (voire, racistes) à l’égard des « souchiens » (comprenez : les « Blancs »), terme auquel Radouane Bouhlal préfère cependant celui de « visage pâle ». Il est à noter que la description, habituellement dépeinte par les « Indigènes de la République », des sociétés occidentales (caractérisées, selon eux, par l’oppression d’une majorité « blanche » sur les minorités ethniques et religieuses) se retrouve en partie dans un article mis en ligne sur le site du MRAX en 2005 et dénonçant « le privilège blanc » [9].

Un mouvement cadenassé de l’intérieur

Le financement public du MRAX : plus de 3 millions d’euros en toute discrétion

Conclusion : un enjeu plus que symbolique

[Le MRAX est devenu] une association qui a fait le choix de l’alliance objective avec un courant idéologique qui promeut une société caractérisée par l’accentuation des différences identitaires, prélude à l’émergence de valeurs concurrentes aux droits fondamentaux au sein même de notre pays, une association qui galvaude le terme « liberticide » (risquant par là même de banaliser le discours raciste) tout en maintenant un harcèlement judiciaire contre les institutions (notamment les écoles ayant adopté un règlement d’ordre intérieur interdisant le port de signes religieux ostentatoires) refusant d’adhérer à la ligne communautariste dont il est aujourd’hui devenu l’un des plus puissants lobbies.